Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull – Claire Barré

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Présentation du roman par l’éditeur : 

 » Je pars pour le Dakota du Sud. Direction Amsterdam, puis Minneapolis, où un troisième avion m’emmènera à Rapid City, ville située aux pieds des Black Hills, en plein territoire indien. Là-bas, une voiture de location m’attend. Je vais conduire jusqu’à la petite ville de Deadwood, pour y rejoindre l’hôtel que j’ai réservé en ligne, il y a quelques mois. L’établissement s’appelle le Mineral Palace Hotel & Gaming et possède son propre casino. Alors que l’avion décolle, mon esprit continue à s’interroger, à revenir en boucle sur tous les curieux événements qui m’ont poussée à entreprendre ce voyage. « 
Quand Sitting Bull apparaît mystérieusement dans sa cuisine, Claire, scénariste parisienne et mère de deux enfants, cherche à décrypter le sens de cette vision… Sa quête la conduit d’abord chez une chamane russe, puis auprès d’Ernie LaPointe, l’arrière-petit- fils du célèbre chef indien.
Ce périple insolite en terre sioux permet à Claire Barré de nous raconter, non sans humour, sa découverte du chamanisme et nous offre une plongée dans les coulisses de la création littéraire et de ses imprévisibles sources d’inspiration.

 » Je pars pour le Dakota du Sud. Direction Amsterdam, puis Minneapolis, où un troisième avion m’emmènera à Rapid City, ville située aux pieds des Black Hills, en plein territoire indien. Là-bas, une voiture de location m’attend. Je vais conduire jusqu’à la petite ville de Deadwood, pour y rejoindre l’hôtel que j’ai réservé en ligne, il y a quelques mois. L’établissement s’appelle le Mineral Palace Hotel & Gaming et possède son propre casino. Alors que l’avion décolle, mon esprit continue à s’interroger, à revenir en boucle sur tous les curieux événements qui m’ont poussée à entreprendre ce voyage. « 
Quand Sitting Bull apparaît mystérieusement dans sa cuisine, Claire, scénariste parisienne et mère de deux enfants, cherche à décrypter le sens de cette vision… Sa quête la conduit d’abord chez une chamane russe, puis auprès d’Ernie LaPointe, l’arrière-petit- fils du célèbre chef indien.
Ce périple insolite en terre sioux permet à Claire Barré de nous raconter, non sans humour, sa découverte du chamanisme et nous offre une plongée dans les coulisses de la création littéraire et de ses imprévisibles sources d’inspiration.

Biographie de l’auteur :

Claire Barré est scénariste (Grand Prix Sopadin 2014) et l’auteur de trois romans, Ceci est mon sexe (Hugo), Baudelaire, le diable et moi et Phrères, tous deux chez Robert Laffont.

Un extrait, une phrase :

J’ai longtemps traîné dans mes bagages invisibles, mais pesants, d’adolescente, un syndrome de freak, non conforme, fascinée par la mort et les paroles des poètes, quand la plupart des filles s’intéressaient aux articles beauté des magazines féminins. J’avais l’impression d’avoir hérité d’une mélancolie greffé à mes brins d’ADN, d’un défaut de fabrication.

Ma jeunesse m’apparaît comme une odyssée sublime et tragique m’ayant conduite, plus d’une fois, près des gouffres mouvants de la folie.

J’aurais pu y rester engluée, ne jamais revenir du Labyrinthe obscur. J’aurais pu mourir à vingt ans.

Ce que j’en pense : 

La première fois que j’ai rencontré Claire Barré, c’était à un débat littéraire, organisé dans le nord de la région parisienne, par un ami commun Youssef Zirem, journaliste et auteur merveilleux. Le thème était la liberté et notamment la liberté d’expression. Je me sentais peu à ma place avec mon petit Zou, me demandant quelle légitimité j’avais, entourée d’intervenants tous plus concernés, impliqués, ou cultivés que moi. Claire est arrivée, une sorte d’apparition légère et gracieuse, un sourire et une douceur que j’ai retrouvés en la revoyant quelque temps plus tard. Elle a parlé de la liberté d’une façon magnifique, en citant un texte de Baudelaire, je crois. Je ne me souviens plus, j’étais fascinée par son élocution, la beauté du texte, de sa voix. Nous avons parlé ensemble, avec plaisir, et sommes restées en contact, se croisant à différentes occasions, pour des salons ou des dédicaces d’amis auteurs.

J’attendais son dernier roman avec impatience. Tout d’abord, car Claire est une femme de talent, m’étant penchée par la suite sur ses écrits, ensuite parce que le sujet de son livre me touchait particulièrement, étant assez réceptive à ce type de récits (sans n’avoir jamais fait d’expérience chamanique).

J’ai refermé le livre, heureuse de ma rencontre. Pleine de questions, d’envie, de curiosité, à rêver de voir le tambour de Claire, à chercher sur Facebook les visages d’Ernie, de Sanja ou d’Elena, à écouter de la musique chamanique amérindienne, à tenter de partir aussi au son du tambour. C’est un récit très personnel sur une expérience peu commune. Mais pas uniquement. Claire Barré nous emmène dans l’histoire d’un peuple qui a été caricaturée, déshumanisée, raillée, et maintenant oubliée. Ou étudiée avec curiosité comme on irait au Zoo pour voir un animal en voie de disparition. C’est aussi le récit de l’inspiration, cette lumière magique qui permet aux artistes d’exprimer ce qu’ils ont dans le cœur. En lisant ce roman, vous aurez envie de rencontrer Claire dans ses autres romans, découvrir Trixie-Rose Jones, Baudelaire, ou Phrères.

Il a fallu beaucoup de courage et de talent à Claire Barré pour nous raconter cette histoire si personnelle. Avec pudeur, réserve et honnêteté, elle nous permet de vivre son parcours, ses effarements, ses illusions et désillusions, ses blessures du passé, et petit à petit l’apprentissage et la maîtrise de son nouveau « don ».

Je pourrai encore en parler un moment. Le mieux est que vous le lisiez. En plus d’être passionnant, c’est tellement bien écrit…

Merci à Claire et à Stéphane Million, son éditeur éclairé.

 

 

Sitting bullBroché: 252 pages

Editeur : Robert Laffont (17 août 2017)

Prix broché : 18 euros

 

Les jonquilles de Green Park

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Présentation de l’éditeur

Les Quatre Cents Coups sous le Blitz de Londres.
Septembre 1940, Tommy vit avec ses parents et sa grande sœur Jenny. C’est le début des bombardements allemands. Tommy, sa famille, ses copains et la belle Mila se préparent tout de même à fêter Noël.

« Si la guerre doit durer une éternité, je voudrais juste pouvoir vivre jusqu’au mois d’avril. Pour voir, une fois encore, les jonquilles de Green Park. Elles se tiennent ensemble, chaque saison. Belles et fières dans le vent puissant et douloureux d’avril. Comme nous autres en ce moment. »

Septembre 1940. Tommy vit avec ses parents et sa grande sœur Jenny. C’est le début des bombardements allemands sur Londres. Ils se préparent tout de même à fêter Noël.
Tommy et ses copains se passionnent pour les super-héros : Superman, Buck Rogers et… Winston Churchill. L’aventure ne serait pas la même sans deux petites frappes : Nick Stonem et Drake Jacobson, aussi vilain que sa jumelle, Mila, est belle.
Dans un Londres en lambeaux, ces jeunes adolescents vont se créer leurs propres histoires et se perdre dans les brumes et le fracas d’une ville enflammée. Mais fêter Noël et revoir les jonquilles en avril restent la plus belle des résistances.

Biographie de l’auteur

Jérôme Attal est parolier et écrivain. Les Jonquilles de Green Park est son dixième roman.

Un extrait, une phrase

« Maman affirme que même si demain, à cause des Jerries il arrive qu’on n’ait plus de confiture à poser sur la table pour le petit-déjeuner, et bien on se fera pas pour autant des tartines de néant, mais on tartinera nos toasts avec le souvenir de la confiture ou, mieux encore, avec la promesse de son retour »


Ce que j’en pense

C’est la première fois que je parle d’un livre de Jérôme Attal. Tout d’abord, parce que mon blog existe depuis peu et que je ne suis pas une grande blogueuse, mais en plus parce que Jérôme m’intimide infiniment. Par sa gentillesse, la façon qu’il a d’écouter, de respecter et de mettre en valeur tout ce (ceux) qui l’entoure. Mes mots n’arriveront pas à atteindre le profond respect que je lui porte, l’admiration que j’ai pour ses écrits, la classe qu’il pose dans sa plume et précisément dans cette histoire.

Pourtant là, il faut bien que je me lance et que je vous en parle. Je ne peux pas me cacher tout le temps. Si vous n’avez jamais lu ses livres, il est temps de commencer par celui-ci, son dixième roman.

Le contexte : la Seconde Guerre mondiale, Londres sous les bombardements, des morts, des disparus. Dans ces jours de terreur, c’est l’histoire du petit Tommy qui se joue. Sa tendresse pour ses parents et pour sa sœur, la vie et la solidarité qui s’organise autour de la guerre, ses copains, et la jolie Mila.

Pour détourner sa peur, Tommy se perd dans ses jeux, ses rêves, et avec ses proches, le soupçon d’imagination qui leur permet de survivre, la légèreté indispensable pour ne pas s’effondrer. Les petits plaisirs ne se trouvent pas dans ce que l’on possède, mais dans l’idée que l’on se fait de les posséder. C’est l’histoire d’un gamin qui traverse tout cela et qui n’oublie pas l’essentiel. Et grâce à Tommy, je le retrouve, l’essentiel.

L’écriture de Jérôme est douce ; A travers ses yeux d’enfants, il nous montre  tout ce qui ne se dit pas forcément : la réalité d’un monde en douleur et en guerre. Et pourtant dans les gravas, les enfants jouent, imaginent, se querellent, s’aiment aussi. Il y a les défis, le courage et les bêtises.

Jérôme Attal accroche avec précaution. Il ne nous retient pas par le stress, mais par l’envie de rester avec Tommy et sa famille, de savoir ce qu’il adviendra d’Oscar ou de Mila. Tout est tendre ici.  Je l’ai lu le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux sans envie de le quitter.

Mes arguments sont simples, lisez « Les jonquilles de Green Park », parce que c’est une belle histoire, tendre et forte, parce que ce sont les mots de Jérôme Attal, sur un enfant qui lui ressemble. Jérôme est un magicien-poète, et ses mots magiques sont édités par Stéphane Millon, un éditeur rare.

Un seul argument devrait suffire. Alors quand il y en a autant, je n’hésite pas. Vous n’hésiterez pas, n’est-ce pas ? Dites-moi que vous n’hésiterez pas…

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Broché: 216 pages
Editeur : Robert Laffont (3 mars 2016)
Collection : ROMAN
Langue : Français
17.50 €

LE DOUBLE DES CORPS de JULIETTE BOUCHET éditions Robert Laffont

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Je viens de finir le double des corps. Je crois que si je n’écris pas ce billet immédiatement, j’en serai incapable plus tard.

Ce livre ne m’a laissé aucun répit et j’espère ne pas me casser la figure en rédigeant ce billet.

Pour précision, je n’ai lu aucun article, aucun billet, aucun commentaire sur ce livre, je ne suis donc influencée par aucun esprit lumineux, mieux construit que le mien.

Je me laisse seule face à mes contradictions.

Mais par quoi commencer ?

Allez, soyons fou : par le début. Voyez la couverture, honnêtement, je la trouve superbe. Ce corps magnifique, cette atmosphère, ainsi que le titre, m’ont immédiatement donné envie de découvrir ce premier Roman de Juliette Bouchet.

Ensuite l’éditeur, Stéphane Millon que je suis depuis quelques livres et qui m’intrigue par ses choix « décapants ».

Enfin Juliette Bouchet, elle-même, que j’ai vu évoluer pour la promotion de son première ouvrage : une femme ravissante, tout sourire, une plume déjà bien trempée, rien qu’à la vue de ses invitations aux signatures.

Tout me semblait absolument délicieux. C’est ça : délicieux.

Et puis la 4ème de couverture et ce qu’en dit l’éditeur, me semblaient tout à la fois haletant et agréable. Pour preuve :

Ce qu’en dit l’éditeur :

Six mois, trois semaines, douze jours, vingt et une heures et trente-quatre minutes d’abstinence.
Julia, sublime trentenaire spontanée et rêveuse, raconte ses rencontres amoureuses sans tabou. Accumulant les échecs et les désillusions, elle va peu à peu perdre contact avec la réalité et commettre un crime. En cavale, obligée de se travestir en homme pour cacher son identité, elle tombe amoureuse de Mathias…
Roman à toute allure ou il est question d’identité sexuelle, de féminisme et de quête amoureuse.

Ce que j’en dis :

Je m’attendais à une histoire crue, qui m’aurait remué les tripes en suivant les aventures de cette jeune femme, Julie, « sublime trentenaire spontanée et rêveuse »…

Je pensais passer un joyeux moment de détente grivoise. Eh bien, non ! Mais alors pas du tout ! Je suis bluffée qu’une telle histoire vienne de l’imagination fertile d’une jeune femme pour un premier roman (préjugée ou jalousie?)

Alors oui, c’est bien écrit, Juliette a un style accrocheur, proche des tripes, rien d’ampoulé, droit au but, et cela ne me déplaît pas.

La jeune héroïne dérape, au début tout doucement et puis la chute aux enfers : une certaine folie l’embarque et nous emporte en même temps. J’ai relu certains passages en me disant « non, j’ai mal compris, elle n’a pas pu faire ça ! » oh, mais si. Elle l’a fait. Elle a fait pire en fait.

Elle dérange, Juliette Bouchet, dans ses partis pris, dans les enchaînements, dans le dénouement, dans le regard qu’elle pose sur cette jeune femme paumée et violente. Elle va loin, elle va fort, elle y va tout droit !

En même temps, il m’a manqué la fragilité que j’aime tant. L’histoire n’a rien de fragile, elle fonce droit devant ne regarde pas s’il y a des barrières, ni les dommages collatéraux. Aucune hésitation.

C’est le principe du livre, me direz-vous : Cette absence de faiblesse est évidemment faite exprès, car si notre héroïne s’apitoie, elle se flingue. C’est certain (enfin, je crois)

C’est vrai. Alors, il faut dire les choses comme elles sont : Juliette et Julie m’ont mangée toute crue.

Oui, mais la question : Ai-je aimé ?

Je n’en sais rien. Oui ! Beaucoup… non en fait. Les deux?

Je vous avais prévenu je suis perdue.

J’ai manqué de poésie, de fragilité. J’aurais aimé avoir de l’empathie pour Julie, la comprendre, un peu. Je n’ai pas réussi. Mais j’ai aimé le culot de l’écriture, les tripes qu’il a fallu pour le faire, pour aller au bout de cette histoire.

Ce livre est à lire, pour plusieurs raisons : Parce qu’il est fort. Il va droit au but, il se ne lâche pas, il se lit jusqu’au bout du bout, pour savoir, pour comprendre.

J’ai hâte de lire à nouveau Cette auteure pour voir ce qu’elle peut bien écrire après cet ovni (Juliette, pas de pression hein, si tu me lis, je pense que tu vas encore m’épater avec ton prochain roman…)

Cette auteure va-t-elle rester dans un registre noir et implacable ou tout au contraire nous emmener ailleurs la prochaine fois ? Sa force est là, à mon sens, après le double des corps, elle peut tout faire (et c’est un compliment)

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Le double des corps de Juliette Bouchet Robert Laffont 

Parution : 7 Mai 2015
Format : 135 x 215 mm
Nombre de pages : 198
Prix : 17,00 €
ISBN : 2-221-15930-6

ON A TUE TOUS LES INDIENS DE JULES GASSOT ROBERT LAFFONT

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C’est l’histoire d’un homme qui se fait plaquer. Il croyait en une évidence, en un amour éternel. Il pensait que ça ne lui arriverait pas. Mais ça lui arrive.Et il ne s’en relève pas.

Pendant 260 pages, Benjamin se bat avec lui-même, avec ses démons, ses faiblesses, ses folies. Il flirte avec les excès, se rappelle le temps passé, leur rencontre, son parfum, son gout, sa peau, toutes les sensations que le corps peine à oublier.

Tout se mélange. Ses autres souffrances aussi : la solitude de sa mère, les deuils et les absences, sa sœur, son père… Les errances de ses amis. Le sexe, l’alcool, l’oubli. La vie. Benjamin se laisse sombrer, se fout de tout. Il perd pied et nous embarque avec lui.

L’écriture de Jules Gassot est une lame de rasoir : il m’a coupée avec ses mots. Il m’a tailladé le coeur, à plusieurs endroits.

J’ai aimé ce livre, cette histoire, la façon dont Jules m’a fait rentrer dans ses tripes et dans ses failles.

Pourtant au milieu de ma lecture, il a failli me perdre. Au moment où je me suis surprise à me lasser, à m’agacer, à avoir envie de lui dire :

« Ca va, Benjamin, ça suffit maintenant ! D’accord elle est partie, d’accord, sa peau, ses grains de beauté, son tatouage, son rire, sa façon qu’elle a de dormir, de bouger, de parler, ses défauts tout ça. ok tu ne peux pas vivre sans elle. Mais on a compris, il faut te secouer maintenant »

Et quand j’ai commencé à me dire cela, quand j’ai vu que je parlais à mon bouquin je me suis dit que Jules avait réussi son coup : Il m’a fait rentrer dans la vie de son héros. il m’a embarquée pour le connaitre, l’aimer et le secouer, comme je l’aurais fait avec un frère.

J’ai aimé son écriture, son style, son approche, tout. Il n’y a rien en trop, Jules Gassot a un vrai talent, et je suis même jalouse de sa puissance. Ses mots sont durs parfois, mais il sait aussi parler d’amour avec pudeur et tendresse.

Benjamin est un héros ordinaire, un homme comme il y en a tant, un cow boy parisien qui se bat avec ses sentiments, qui cherche sa route.

Il y a beaucoup de citations que j’aurais pu sortir du contexte et vous offrir, pour vous donner envie de le découvrir. Mais non. Tout est bon : achetez-le et lisez-le.

Allez, une parce que sa simplicité me touche :

Je ne peux pas vivre sans aimer.

Un constat, une évidence, le coeur du livre, celui des Hommes…

Merci Jules. j’aurais envie d’adapter une citation de Little Big Man, que j’adore, pour reprendre l’esprit de ton livre :

« C’est un beau jour pour te lire. »

« On a tué tous les indiens » de Jules Gassot

aux Editions Robert Laffont . 18€