LES RENDEZ-VOUS COQUINS DE STÉPHIE : TABOUS DE LA COLLECTION PAULETTE

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Nous sommes mardi 2 juin… Le premier mardi du mois.

Comme chaque mois, nous parlerons donc de littérature EROTIQUE.

Et comme Stéphie a décidé d’en faire une journée

COLLECTION PAULETTE,

je vais me pencher sur le cas du recueil

TABOUS



Commençons par ce qu’en dit l’éditeur :

Une petite fille qui a grandi et ne peut s’empêcher de se blottir contre son beau-père, une femme dynamique qui jouit pleinement dans des élans mystiques, une coquine qui transgresse le tabou familial et goûte aux joies de l’emprisonnement temporaire, deux cousines atypiques dans un Paris sublimé, un couple nordique désinhibé et joueur, une femme qui aime l’amour sans que les années ne viennent édulcorer le désir. Elles sont toutes Paulette. Elles abordent les tabous avec une certaine désinvolture et sans aucun complexe. Six histoires de sexe dépaysantes, réalistes, servies par de jolies plumes qui ne manqueront pas de vous ravir. Avec les histoires érotiques de  

Joy Maguène, Alexandrine d’Aumale, Clarissa Rivière, Julie Derussy, Viviane Faure et Stephie.

Ce que j’en dis :

Je n’ai pas signé de nouvelles dans ce recueil, je ne m’évite donc pas, et c’est un soulagement.

Mais, j’aime autant vous prévenir, vous n’êtes pas à l’abri de me voir vous parler de mon petit érotique (Les provocations d’Ava) dans les jours qui viennent. La 15aine de Stéphie me servira probablement d’alibi…

Mais revenons à nos moutons. ici : Tabous.

J’étais heureuse de l’ouvrir et de le lire. J’attendais de découvrir les nouvelles de certains auteurs que j’avais déjà lus avec plaisir, et d’autres que je ne connaissais pas encore.

Et vraiment, je n’ai pas été déçue.

Concernant les sujets choisis, certains m’ont moins plus que d’autres. Mais en raison du thème, évidemment, tout ne peut pas plaire. En revanche, je trouve la qualité très équilibrée.

Voici mon avis par ordre de lecture :

Joy Maguène « Cellule de dégrisement » : une jeune femme se fait embarquer par 2 policiers pour état d’ivresse avancée… Pour la suite, imaginez bien qu’ils ne vont pas tricoter ou faire un sudoku.

J’ai trouvé l’écriture de Joy très agréable, l’histoire efficace, le tout bien mené. Son approche du tabou, amusante et légère. Le sujet ne m’a pas complètement embarquée parce que je n’ai pas réussi à imaginer une telle situation envisageable. Ce qui est idiot, j’aurais pu me laisser bercer par une histoire et un style de qualité, mais cela n’a pas été suffisant.

Si ma réflexion vous intrigue, si vous vous demandez de quoi je parle, c’est fait exprès, cette nouvelle mérite d’être lue, alors allez voir et dites-moi !

Alexandrine d’Aumale : La Louve Noire du Tabou.Dans la période d’après-guerre où l’envie de s’amuser est irrésistible et bien compréhensible, une jeune provinciale rejoint sa chère cousine à la capitale, pour des divertissements très libres.

C’est mon gros coup de cœur de ce recueil. J’ai adoré l’écriture d’Alexandrine, qui a un charme incroyable. On entend l’accent chanter, celui qui provient de la terre et qui emploie des mots si imagés. Son histoire est vraiment un bonbon à lire. Les situations sont cocasses, drôles, naïves parfois, mais bon sang, elles savent s’amuser ces gamines ! J’en redemande. j’ai le béguin pour cette histoire, son ton et son humour. c’est dit.

Clarissa Rivière : Beau-Père. Les relations troubles d’une jeune fille et de son beau-père. une relation qui évolue, un amour aussi.

Ah oui ! Là nous sommes dans le vrai tabou, le bon sujet que voilà pour nous donner envie de regarder par le trou de la serrure une relation inacceptable. J’avais déjà aimé Clarissa pour sa nouvelle dans Jeux de miroirs. Et là, j’aime toujours, l’écriture est fluide. Elle nous prend dans ses filets. nous raconte une histoire qui se transforme, avec douceur et précision. Elle arrive très bien à peindre les sentiments de ses personnages, ce que j’apprécie d’autant plus en érotique. Ce n’est pas mon coup de cœur parce que malgré tout, l’histoire me perturbe, donc je n’ai pas pu me détendre complètement. Et l’attitude de la mère m’a dérangée. Mais je dois reconnaître le talent de Clarissa…

Julie Derussy  : Divine : Les fantasmes mystiques d’une gourmande de sexe, de jeux de rôle, et d’expériences nouvelles, laissant libre court, en crescendo à son imagination et à ses rêves les plus invraisemblables.

J’ai aimé cette nouvelle pour son originalité. J’y ai trouvé de la poésie. J’ai vu l’imagination de cette jeune femme s’emballer et l’emmener toujours plus loin. Simplicité dans le choix des mots, mais complexité dans le choix de scènes. grâce à Julie Derussy, ces tabous là mon intrigués, et scotchés jusqu’au bout de cette histoire. A découvrir.

Viviane Faure : Fairplay. Un jeune couple en quête d’une proie pour le soir, un jeu codé, des règles précises, la femme séduit, l’homme contrôle. Et des tabous à déflorer.

La situation m’a semblé moins originale que certaines autres pour l’histoire, mais non pas pour le traité érotique du thème Tabou, qui est ici bien exploité. L’histoire est efficace. Pourtant ce n’est pas un coup de cœur à cause du trio trop entendu à mon goût. Mais l’écriture est agréable. une nouvelle qui se lit avec plaisir.

Stephie : Madeleine. Une femme d’un certain âge, belle à croquer, mais qui n’ose le voir encore, qui rêve à l’amour et qui veut y croire toujours. Et comme elle a raison d’y croire…

Une belle histoire, une petite merveille d’émotion. Madeleine m’a pris la main, m’a emmené dans son corps, j’ai senti son cœur battre pour cet homme et leur rencontre se faire. La scène est belle. Et tendre, érotique, coquine. J’aimerais bien la revoir Madeleine !  Cette nouvelle est un coup de cœur aussi. Pour l’écriture de Stéphie, pour cette histoire tendre et pour l’émotion qui s’en dégage. Tout cela en cadeau, en plus de la nouvelle érotique, qu’elle est effectivement avant tout.

Vous voyez, dans Tabous, il n’y a rien à jeter. Je trouve que la ligne est belle… et deux coups de cœur.

Merci à la Collection Paulette pour ce joli recueil !

vous pouvez l’acheter en cliquant ici

tabous


Et pour découvrir la Collection Paulette, cliquez ici

Allez voir ce qui se passe chez Stéphie,

puisque tout est permis  :

le premier mardi, c’est permis

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LES RENDEZ-VOUS COQUINS DE STÉPHIE : 3 Miroirs de la Collection Paulette

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Le mois dernier, je n’ai pas participé aux rendez-vous coquins de Stéphie. Même si je n’y avais participé que 3 fois auparavant, le rendez-vous m’a manqué.

Alors aujourd’hui je suis là, avec bonheur.

Je vais vous parler de 3 nouvelles que j’ai piochées dans les recueils Miroirs de la Collection Paulette. 3 nouvelles que j’ai particulièrement aimées

Pourquoi Paulette ? Parce que je connais cette collection pour y être une auteure encore discrète, cachée derrière un nom plus glamour que le mien, parce que les personnes qui y travaillent sont des personnes professionnelles, rigoureuses et adorables, ce qui ne gache rien, et enfin parce que ma Stéphie chérie y a présenté sa toute première nouvelle. Voilà qui est dit.

3 coffrets sont sortis le mois dernier. Ici je vous parlerai d’une nouvelle, piochée dans chacun des recueils. Je parlerai de celle de Stéphie, évidemment, et je ne parlerai pas de ma nouvelle, évidemment aussi..

Et c’est parti !


Fantasmes et MiroirsDans Fantasmes et Miroirs, vous trouverez Stéphie et sa nouvelle sensuelle, sexuelle, et savoureuse : Elle fait parler un homme, pas si bien dans sa peau, qui s’abandonne au bon vouloir d’une femme de plaisir, Zazie… Evidemment le Miroir est bien présent dans cette nouvelle. Mais c’est aussi le regard d’un homme sur son propre reflet, sur son propre plaisir et sur ses propres complexes. Sur l’importance de la confiance dans les jeux de l’amour et bien sûr sur le désir. Les mots de Stéphie sont extrêmement bien choisis : Précis, pointus, érotiques, sans faille. Le vocabulaire est crue mais vrai. pas de vulgarité inutile. Elle mène son monde par le bout du nez, et arrive à nous offrir une surprise de taille dans les dernières lignes de l’histoire, comme elle aime le faire, si vous la suivez dans les ateliers d’écriture de Leiloona. Le calibrage est parfait, et l’érotisme certain. Une nouvelle à lire, et à savourer.

Stephie, « Vendredi 14h »

jeux de miroirsDans Jeux de Miroirs, j’ai choisi la nouvelle très épicée de Clarissa Rivière : Pour leur anniversaire de mariage et 20 ans de vie commune, un homme offre à sa femme un diner dans un restaurant libertin. Trois jeunes hommes répondent à tous ses désirs… Et pas que…Elle se laisse séduire, surprendre et s’affole sous le regard de son mari… Le jeu de miroirs intervient de façon déroutante. Certains l’auront peut-être vu venir, pas moi. Mais j’aime ma candeur, et je dois dire que cette histoire m’a tout à fait séduite. Clarissa utilise un langage très chatié, travaillé, une fois encore sans vulgarité inutile, et pourtant, pourtant, les scènes sont complètement torrides. Une lecture que je recommande chaudement.

Clarissa Rivière « Joyeux anniversaire »

A travers les miroirsDans A travers les Miroirs, je choisis de vous parler de la nouvelle de Valery K BaranCette nouvelle m’a vraiment séduite car Valéry plante son décor dans un univers fantastique, magique, et j’adore ça. Même si le miroir n’a qu’une place vraiment minime, elle raconte avec humour une scène de sexe orchestrée par un magicien en devenir….Farfelue, drôle, érotique, surprenante, la scène est pleine de surprise. Je ne vous la raconte pas davantage, je ne veux pas dévoiler le coeur du sujet, mais l’idée est bonne et le développement très bien vu… Une écriture fine, charmante, et très efficace.

Valéry K Baran, « Reflets et forces occultes »

Et voici… 3 nouvelles dans 3 recueils d’une Collection érotique pleine de charme…Ces nouvelles m’ont parlé, plus que d’autres, mais c’est le principe de ces coffrets, proposer une lecture différente d’un même thème, toujours autour de l’érotisme. Et pour moi, cela a fonctionné.

Pour lire ces nouvelles, et découvrir toutes les autres (dont la mienne) du coffret des miroirs, cliquez ici

Allez voir ce qui se passe chez Stephie, à mon avis, vous y trouverez quelques autres bonnes pioches, je pense : le premier mardi, c’est permis

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Les Rendez-vous coquins de Stéphie : La mécanique des femmes de Louis Calaferte

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Le mois dernier, pour le premier mardi, c’est permis de StephieJérôme m’avait fait découvrir « Il faut jouir, Edith »  d’Alan Bonnand, et je dois dire que j’avais beaucoup aimé cette lecture. Pour la troisième chronique coquine de ma vie, j’ai à nouveau demandé conseil à Jérôme, et il m’a emmenée plus loin… Je vais donc vous parler d’un livre fort, cru, érotique, oui, probablement, mais pas que. Il s’agit de 

La mécanique des femmes de Louis Calaferte.


Tout d’abord, ce que m’en a dit Jérôme (vous pouvez aller vérifier, c’est vrai):

Si tu es prête à être un peu bousculée, à sortir des sentiers battus et à découvrir mon écrivain français préféré, je te conseillerais bien la mécanique des femmes de Calaferte. Il n’y pas d’histoire à proprement parler, ce sont surtout des réflexions et des aphorismes, des instantanées, des fulgurances où il jette un regard très cru, limite obscène, sur l’impudeur des femmes. Mais pour moi c’est de la très grande littérature, un classique incontournable qui va bien plus loin que son contenu sulfureux selon moi (et je ne suis heureusement pas le seul à le penser). Il y a une édition Folio qui coûte trois fois rien en plus…

Hop, Hop, Hop, j’appelle ma libraire préférée qui me le commande rapido, dans l’édition sus nommée, et me voici avec mon petit bijou entre les mains; Impatiente de comprendre, et de voir si je suis capable de le lire sans défaillir…

Donc je lis la 4ème de couverture. et voici ce qu’elle me dit : (ça aussi c’est vrai, vous pouvez vérifier en achetant l’ouvrage)

En 1963, Louis Calaferte publie Septentrion. Aussitôt interdit, ce livre est réédité en 1984. Pour celui qui l’aborde, sa fulgurance est intacte.La mécanique des femmes, qu’il nous donne aujourd’hui, est comme la quintessence de Septentrion.Il y est question, comme le dit précisément le titre, des manifestations sexuelles et érotiques spécifiquement féminines.Aucun écrivain n’aura jamais comme dans ce texte parlé de «l’impudeur» et de «l’obscénité» des femmes, avec une telle précision, un tel détachement, avec autant d’intense crudité.De cela, comme de Dieu et de la mort, Louis Calaferte ne cesse de nous entretenir. Il le fait d’un point de vue souverain, celui de l’écrivain maître absolu de son style.

Ah. voilà qui est fait. Bon. Ne me dites pas que la pression est forte = elle est très forte. Et me voilà, à commencer à lire ce livre, pour une fois sans que ce soit en cachette, ou très tard le soir, quand je prépare les moments coquins de Stéphie. Cette fois-ci, la couverture est plutôt sobre : les enfants pensent que maman lit un livre barbant et mon amoureux aussi. S’il s’avait, mon amoureux, héhéhé. Hmm. bref. Alors je l’ai lu. Deux choix s’offrent à moi.

1/ Je tente d’égaler les quelques lignes de Jérôme qui en a vraiment bien parlé, au risque d’être nulle après lui,

2/ Je ne fais pas de chronique coquine cette semaine, et pour m’en excuser, je vous prépare un petit poème sur une rencontre charnelle dans un ascenseur.

Comme j’ai du courage, mais que je ne suis pas si audacieuse pour vous écrire une partie de jambes en l’air, osée, aérienne et joyeuse, dans un ascenseur (mais un jour viendra, qui sait, peut-être… Ou alors moi, mais déguisée en bombasse libérée) je me lance dans la chronique sur cet ovni. C’est un ovni pour moi, car sérieusement je ne sais par quoi commencer. Oui, il n’y a pas d’histoire à proprement parlé, oui ce livre est cru, parfois un peu trop, écrit avec une finesse et une précision incroyable. Tellement précis, méticuleux, qu’il pourrait en devenir chirurgical.

Ce qui nous amène à ma limite, mais certainement pas à celle de ce livre, ni celle de l’auteur.

Pour moi ce n’est pas une lecture coquine : Je n’en sors pas toute émoustillée, à me demander où peut bien se cacher mon amoureux pour qu’on en parle d’un peu plus près, à voir mon imagination débordée tant que possible et à me sentir légère, fatale, femme, dans toute sa complexité.

Même s’il s’agit bien de la complexité de la femme. Ici, la femme me semble tellement focalisée sur son besoin de sexe que ce n’en est plus du plaisir, mais davantage de la survie. Le sexe n’est pas joyeux, follement dévergondé. Je ressens la femme en peine, frustrée, en quête désespérée de jouissance et l’homme son objet, son outil, sa vibration, mais étrangement sans jeu, sans interdit. Le sexe y est grave. C’est probablement plus proche de beaucoup de réalités, mais moins proche de mes fantasmes.

Alors, Jérôme, je te rejoins : Nous ne sommes pas obligés de toujours retrouver Sandy, nue dans une prairie de coquelicots ou sur une Ferrari rouge, s’offrant au mieux bâti du premier Bobby qui passe, et qui l’attrape, sauvagement forcément, en oubliant même d’enlever ses tiags.  Le con. (mais on lui pardonnera s’il a des arguments pour lui) Non, nous ne sommes pas obligés. Cependant, dans une lecture coquine, j’ai besoin de me dire :

« niarf, niarf, niarf » qu’est ce que je vais lire qui va me faire rosir. (oui, quand je me dis, je commence par niarf niarf niarf, parce que personne ne l’entend c’est dans ma tête.)

J’ai pensé que, ok, ces situations peuvent arriver. J’imagine. Enfin pas moi, mais une amie m’a dit qu’une de ses amies avaient fait ça. Je peux me dire « ah non, ça non je ne le ferai pas. » Et je me suis mise à réfléchir sur le pouvoir des femmes dans la sexualité. Paf,si je réfléchis, ma libido retombe, à zéro

Maintenant encore : oui, Jérôme, mille fois oui, tu as raison : l’écriture est incroyable, la réflexion autour de la recherche du désir chez la femme, la façon dont fonctionne son corps, sa perversité parfois, ses excès, sont admirablement décrites, probablement par un homme qui a aimé les femmes, à sa façon. Mais moi je reste une midinette, fleur bleue…. pardon…

Pour conclure sur ma chronique décousue (Il est tard ce soir, dans quelques heures les chroniques apparaîtront dans tous les blogs, et jusqu’à peu, je ne pensais pas faire la mienne) : J’ai vraiment aimé lire ce livre. Je suis d’accord, c’est un bijou littéraire, un classique, et j’aime savoir que je l’ai dans ma bibliothèque.

Je crois que je vais tenter de lire Septentrion. Je vais même relire La mécanique des femmes; mais non plus dans l’optique d’une chronique coquine, pour comprendre le regard de l’auteur et d’y chercher la femme que je suis, réfléchir sur cette face trop souvent cachée de la jouissance féminine qui ne se limite pas à des Ahhh et à des Ohhh.

Merci Jérôme, tu m’as effectivement fait sortir des sentiers battus. Je n’ai pas été choquée. Surprise, parfois, étonnée aussi. Mais il m’a manqué un peu de paillettes et de rêves pour que ce livre devienne coquin. Mais ce n’est pas un regret.

Au contraire : Il n’y manque rien pour que ce soit un LIVRE INCONTOURNABLE A LIRE ABSOLUMENT ! vraiment…

Et maintenant je vais aller prendre ma petite claque en cherchant la chronique que tu as dû écrire dessus. Pour voir comme tu en parles bien et comme j’en parle mal… Je te suivrai encore sur tes prochaines recommandations. C’est certain…

Rendez-vous, surtout chez Stéphie, pour trouver toutes les petites pépites qui nous attendent ! c’est ici

Je serai là le mois prochain, ça aussi c’est promis, puisque c’est permis :)

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Rendez-Vous coquin de Stéphie #2

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Comme chez Stéphiele premier mardi, c’est permis, et comme Jérôme m’a donné d’excellents conseils au moment de ma toute première fois (rappel du billet en question ici : le premier mardi de janvier), conseils que j’ai suivis scrupuleusement, laissez-moi vous présenter un charmant petit livre, très coquin et très bien écrit, qui m’a fait vraiment plaisir pour ces deux raisons essentielles :


IL FAUT JOUIR, EDITH ! d’Alain Bonnand

Le titre est aussi cru que le livre est charmant….A première vue évidemment…

L’auteur est suffisamment fin pour ne pas nous prendre pour des idiots ni pour des buses, et pour comprendre qu’il nous faut un peu de subtilité pour être émoustillés.Et il a bien fait !

Je ne vous livrerai pas la 4ème de couverture, je la trouve beaucoup plus cru que le reste du livre. Si vous la voulez, achetez le livre. Il ne coûte pas cher et il vaut vraiment le coût.

wpid-20150201_165918.jpgEn revanche, je peux vous dire qu’il s’agit d’un jeu de séduction, téléphonique, puis épistolaire, enfin physique, entre deux adultes très consentants, jeu mené et orchestré par un homme un petit peu roublard quand même…

La séduction, le désir, et la jouissance d’Edith (c’est tout le même le sujet qui nous anime pendant 137 pages : Va-t-elle finir par jouir, Edith ?) sont amenés avec finesse par une progression lente, calculée, millimétrée. Utilisant tous les moyens à sa disposition pour titiller sa curiosité (notre) , son envie (notre) , son désir (notre), sa jalousie (non pas là, pas notre, je ne suis pas jalouse d’un héro de livre, quand même) , sa frustration (notre) …

L’homme mène son petit monde du bout de son « Alphonse », dont il semble très fier, ce qui ne déplaît pas à ses conquêtes.

Si j’avais été sa victime dans un monde fantasmé, je ne sais pas si j’aurais cédé aussi rapidement… Il ne m’a pas semblé très séduisant (pour mes propres critères)… Un peu moins de manière, de délicatesse et un peu plus de force virile, me l’auraient rendu plus désirable. (ça ne se discute pas, c’est moi)

Mais l’histoire se tient très bien, la langue est parfaitement maniée (je parle du style), j’ai refermé ce livre avec plaisir et satisfaction, en ayant la confirmation que j’attendais :

Non !

  • Les livres coquins ne sont pas tous emplis de gourdasses blondes aux gros seins et à l' »écartage » de cuisses facile, d’hommes décérébrés, portant plus fièrement leur attribut viril que leurs capacités à réfléchir,
  • Leurs auteurs ne passent pas forcément à l’action dès la première ligne de leur nouvelle, il peut y avoir du suspens (mais qui est ce « pens » ? Ok… facile et pas très classe… excusez-moi je m’égare)
  • Et tout n’est pas forcément écrit : Les lecteurs (qui ne sont pas tous des bourrins sans imagination) sont suffisamment intelligents voire cultivés (si, si) pour que l’auteur ne leur écrive pas tout, qu’ils puissent parfois réfléchir (et oui) et utiliser leurs propres fantasmes pour compléter les blancs du textes (et oui aussi)

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Donc j’ai beaucoup aimé ce livre. De plus, il a raison, Alain Bonnand !

Il faut Jouir, Edith !

Alors ! qu’est ce que tu fais ! ça donne la mine et les seins roses, des yeux qui pétillent et ça raffermit les chaires…… que demander de plus ?

Voilà pour ma chronique coquine du mois de février.

Elle me fait un bien fou, cette chronique ! Je crois que je me suis davantage lâchée que la dernière fois, non ?…

Faites attention : SI j’y prends goût, la prochaine fois, je m’égarerai peut-être dans le vocabulaire choisi, ou dans ma propre expérience.

Mon amoureux va censurer cette rubrique, je crois…

Quoi qu’il en soit, merci Jérôme pour cette découverte et merci Stéphie pour cette invitation……

Et vous ? que me conseillez-vous comme lectures coquines ?