Première répétition des « naufragés » Toan’co et Anne-Véronique Herter – Evénement ! Audio

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La semaine dernière, j’ai participé à une journée appelée Fulgurance, organisée par Olivier Bas et coachée par Jérôme Attal, Au studio des Variétés à Paris.

L’idée étant de nous aider à comprendre comment raconter une histoire en chanson, marier une mélodie à des paroles qui restent en tête.

Je ne vous expliquerai pas la méthode de Jérôme au SDV, mais je vous encourage vivement à vivre cette journée. C’était magique.

Dans l’après midi, j’ai donc rencontré Antoine Cognet, avec qui je devais écrire ma première chanson.

Olivier, sachant que je n’avais jamais écrit ce type de texte, que je ne chante pas (enfin si, mais chez moi très fort et très mal) et que je ne joue pas d’instrument (à part du piano mais je ne peux rien faire du Claire de lune de Debussy ou de la Pavane de Fauré, je ne suis pas Gainsbourg), a eu l’instinct de me faire travailler avec Antoine, également appelé (Toan’co) un musicien charismatique et brillant, et habitué à écrire ses propres textes et ses propres musiques. Tout comme moi, il n’avait jamais écrit un texte à quatre mains.

Nous avions trois heures pour imaginer, construire et créer une chanson. Aiguillés par nos coachs, nous n’avons pas perdu de temps. Cette première collaboration a été un truc de fou. Antoine et moi nous sommes retrouvés dans les mêmes émotions, les mêmes envies, avec nos différences évidemment (le premier qui dit différence d’âge peut sortir). La magie vient peut être de là.

Il a vite trouvé la mélodie et, ensemble, nous avons construit cette histoire, que je vous raconte ici, avec son autorisation.

Il s’agit de l’enregistrement fait avec mon téléphone d’une des premières répétitions de la chanson finalisée. Donc nous ne sommes pas tout à fait au point (enfin lui si, écoutez sa voix…, mais pas moi, c’est la première fois que je « chantais/parlais » en musique. Indulgence mes amis). Et nous avions une dead line de trois heures. Avec plus de temps, elle sera plus abouti. J’aime la musique le texte, et le mélange de nos deux voix.

Je  pense qu’Antoine en fera quelque chose de formidable et qui sait, vous l’entendrez peut-être un jour ailleurs que sur mon blog ?

Après mes romans, mes textes courts, mes sculptures, mes textes lus, voilà que j’écris une chanson et que je fais un duo. Je me cherche on dirait. Celui qui me trouve…

Surtout dites-moi si vous aimez, dites-moi que vous aimez, et ne quittez pas des yeux et des oreilles Antoine Cognet (Toan’co) il est probable que je vous en parle encore jusqu’à ce que vous n’ayez plus besoin de moi pour en parler.

 

 

Les jonquilles de Green Park

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Présentation de l’éditeur

Les Quatre Cents Coups sous le Blitz de Londres.
Septembre 1940, Tommy vit avec ses parents et sa grande sœur Jenny. C’est le début des bombardements allemands. Tommy, sa famille, ses copains et la belle Mila se préparent tout de même à fêter Noël.

« Si la guerre doit durer une éternité, je voudrais juste pouvoir vivre jusqu’au mois d’avril. Pour voir, une fois encore, les jonquilles de Green Park. Elles se tiennent ensemble, chaque saison. Belles et fières dans le vent puissant et douloureux d’avril. Comme nous autres en ce moment. »

Septembre 1940. Tommy vit avec ses parents et sa grande sœur Jenny. C’est le début des bombardements allemands sur Londres. Ils se préparent tout de même à fêter Noël.
Tommy et ses copains se passionnent pour les super-héros : Superman, Buck Rogers et… Winston Churchill. L’aventure ne serait pas la même sans deux petites frappes : Nick Stonem et Drake Jacobson, aussi vilain que sa jumelle, Mila, est belle.
Dans un Londres en lambeaux, ces jeunes adolescents vont se créer leurs propres histoires et se perdre dans les brumes et le fracas d’une ville enflammée. Mais fêter Noël et revoir les jonquilles en avril restent la plus belle des résistances.

Biographie de l’auteur

Jérôme Attal est parolier et écrivain. Les Jonquilles de Green Park est son dixième roman.

Un extrait, une phrase

« Maman affirme que même si demain, à cause des Jerries il arrive qu’on n’ait plus de confiture à poser sur la table pour le petit-déjeuner, et bien on se fera pas pour autant des tartines de néant, mais on tartinera nos toasts avec le souvenir de la confiture ou, mieux encore, avec la promesse de son retour »


Ce que j’en pense

C’est la première fois que je parle d’un livre de Jérôme Attal. Tout d’abord, parce que mon blog existe depuis peu et que je ne suis pas une grande blogueuse, mais en plus parce que Jérôme m’intimide infiniment. Par sa gentillesse, la façon qu’il a d’écouter, de respecter et de mettre en valeur tout ce (ceux) qui l’entoure. Mes mots n’arriveront pas à atteindre le profond respect que je lui porte, l’admiration que j’ai pour ses écrits, la classe qu’il pose dans sa plume et précisément dans cette histoire.

Pourtant là, il faut bien que je me lance et que je vous en parle. Je ne peux pas me cacher tout le temps. Si vous n’avez jamais lu ses livres, il est temps de commencer par celui-ci, son dixième roman.

Le contexte : la Seconde Guerre mondiale, Londres sous les bombardements, des morts, des disparus. Dans ces jours de terreur, c’est l’histoire du petit Tommy qui se joue. Sa tendresse pour ses parents et pour sa sœur, la vie et la solidarité qui s’organise autour de la guerre, ses copains, et la jolie Mila.

Pour détourner sa peur, Tommy se perd dans ses jeux, ses rêves, et avec ses proches, le soupçon d’imagination qui leur permet de survivre, la légèreté indispensable pour ne pas s’effondrer. Les petits plaisirs ne se trouvent pas dans ce que l’on possède, mais dans l’idée que l’on se fait de les posséder. C’est l’histoire d’un gamin qui traverse tout cela et qui n’oublie pas l’essentiel. Et grâce à Tommy, je le retrouve, l’essentiel.

L’écriture de Jérôme est douce ; A travers ses yeux d’enfants, il nous montre  tout ce qui ne se dit pas forcément : la réalité d’un monde en douleur et en guerre. Et pourtant dans les gravas, les enfants jouent, imaginent, se querellent, s’aiment aussi. Il y a les défis, le courage et les bêtises.

Jérôme Attal accroche avec précaution. Il ne nous retient pas par le stress, mais par l’envie de rester avec Tommy et sa famille, de savoir ce qu’il adviendra d’Oscar ou de Mila. Tout est tendre ici.  Je l’ai lu le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux sans envie de le quitter.

Mes arguments sont simples, lisez « Les jonquilles de Green Park », parce que c’est une belle histoire, tendre et forte, parce que ce sont les mots de Jérôme Attal, sur un enfant qui lui ressemble. Jérôme est un magicien-poète, et ses mots magiques sont édités par Stéphane Millon, un éditeur rare.

Un seul argument devrait suffire. Alors quand il y en a autant, je n’hésite pas. Vous n’hésiterez pas, n’est-ce pas ? Dites-moi que vous n’hésiterez pas…

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Broché: 216 pages
Editeur : Robert Laffont (3 mars 2016)
Collection : ROMAN
Langue : Français
17.50 €