JULES Didier Van Cauwelaert

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JULES

Je n’avais pas lu de livre de Didier Van Cauwelaert depuis des années. Je crois que mon dernier était l’Apparition, que j’avais beaucoup aimé, pour son sujet et son écriture. Pourtant je n’en avais pas de souvenir précis, comme quand on ne se souvient pas tout à fait du goût mais on se souvient que c’était bon.

Quand j’ai lu Caroline Doudet* s’extasier sur l’arrivée du nouveau Cauwelaert, je me suis arrêtée et je me suis rappelée cette impression agréable que son nom me procurait. J’ai lu son billet, puis celui de Fanny*, et je n’ai plus hésité une seconde, il fallait que je découvre à nouveau cet écrivain.

J’ai donc lu Jules…

Voici le résumé de la 4ème de couverture:

« À trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c’est une catastrophe. Et en plus on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu’une obsession – la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur. »

 Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle.

Mon avis sur Jules :

De toutes les façons, vous l’avez remarqué : les livres que je n’aime pas, je ne les chronique pas. je ne sais pas faire. Je ne parle ici que de mes coups de coeur, mes bons moments, mes découvertes. Et Jules en fait partie.

Pourquoi ?

  • Pour Jules, évidemment, ce chien-héro, buté comme un labrador, attendrissant et épatant. Didier (je l’appelle Didier ce sera plus simple, n’est-ce-pas) en fait son personnage principal en toute finesse. Il respecte et travaille son profil avec le même amour qu’il met dans la création de ses autres personnages, et il a vraiment réussi à m’attacher à ce meilleur ami de l’homme, tétu comme une mule, et si touchant.
  • Pour Zibal, un homme normal mais qui pourrait ressembler  l’homme idéal, qui a eu son lot d’emmerdes dans la vie mais qui tient la route. Avec ses fragilités et ses convictions.
  • Pour l’histoire, car j’y ai appris beaucoup sur le travail des chiens d’aveugles et celui des chiens pour épileptiques.
  • pour l’écriture de Van Cauwelaert, qui ne s’embarasse pas. Il raconte son histoire sans fioriture, avec une ligne épurée qui me plait énormément. Il n’y a pas de réel suspens et pourtant, comme le dit Fanny dans son billet, il arrive à nous accrocher jusqu’au bout.
  • pour les quelques réflexions, l’air de ne pas y toucher, à propos des destins croisés, de notre place dans nos vie, les prémonitions, la confrontation des mondes, qui me tient à coeur également et dont je ne parle pas souvent.

J’ai moins été séduite par Alice ou par Fred, les personnages féminins. Surtout par Fred qui m’a parfois exaspérée et que j’ai trouvé moins crédible. Franchement, qui réagirait comme Fred dans la vraie vie, je vous le demande ??? Lisez le et on en reparle… (ceci était une phrase de teasing, offerte par mon côté labrador joueur)

JulesAchetez Jules et régalez-vous, c’est une belle histoire, avec un héro comme on les aime, une lecture tellement agréable que je l’ai savourée le plus longtemps possible.

Pour plus d’avis, allez en parler avec Caroline et Fanny ! C’est un coup de coeur pour elles aussi !

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