ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #51

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Pour cette semaine, Leiloona nous offre une photo de Claude Huré.

Evidemment elle ne peut que me parler. J’espère que vous aimerez ma proposition sur ce voilier.

N’hésitez pas à y laisser un petit mot.

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Tout va bien. Et bientôt, tu vas voir, tout ira encore mieux.

La galère dernière nous, on l’aura, notre maison de pêcheur surplombant l’océan, notre vue sur l’amour. Nous vivrons les changements comme ces couleurs qui dansent sur la toile du ciel. Nous ne craindrons plus le pire, nous attendrons, sereins, les virages de la vie. Car tout sera bien.

Il y aura du rouge, du vert, du jaune, des couchers de soleil, c’est tellement beau, toutes ces couleurs, tu ne trouves pas ? Elles sont magnifiques. Je ne me lasserai pas de les regarder. Je fermerai parfois les yeux, juste pour mieux sentir la mer me parler. Et quand je les ouvrirai à nouveau, ils s’accrocheront sur ce petit bateau, sa voile rouge et sa liberté. Je le saisirai au vol et je ne le quitterai plus.

Quand il voguera sur ces eaux-là, c’est que tu seras à sa barre, heureux capitaine à changer de bord, à danser sur la vague, à glisser, à nager, à vivre !

Et je m’endormirai enfin avec toi, chaque nuit de ma vie, Dieu comme j’en rêve !

Chaque jour ensemble, nous aurons tout. Un voilier, une vue, nous.

 

 

 

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ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #50

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Bonjour à tous, Vive le lundi  !

Voici ma participation à l’atelier d’écriture de Bric a Book, sur une photo de Leiloona.

Il s’agit de ma 50ème participation, et c’est bien l’une des meilleures choses que j’ai commencée voici un an et demi.

Merci Leiloona pour ces 50 semaines d’écriture et de bonheur 

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Bien sûr, le ciel est gris, noir par endroit, les nuages manquent de nous tomber sur la tête. Le ciel pourrait être bleu. Mais il ne l’est pas. La vue ne donne pas sur la mer, les murs sont sales et la vie pas toujours rose. Bien sûr.

D’accord, tu peux regarder la télévision, écouter la radio, te tenir au courant, râler, te rebeller, refuser ou accepter, te battre contre, te battre pour, te désespérer ou y croire à nouveau. Tu peux refuser ces informations, tous ces tarés qui détraquent le monde. Tu peux pleurer sur ton sort, envier celui de ton voisin, ne pas supporter la réalité, ou vivre dans un rêve. D’accord.

Je veux bien te voir tout critiquer, ou tout accepter, que tout soit prétexte, rien ne soit de trop, que tu t’emballes pour n’importe quoi, que tu t’enflammes pour le moindre mot. Je veux bien.

Tu peux tout me dire, presque tout me faire, tu peux même te taire. Oui, surtout ça, tu peux le faire.

Mais tu ne m’empêcheras pas de m’arrêter un instant, quel que soit le lieu, quel que soit le moment pour regarder l’arc-en-ciel, que m’offre le temps. Quand il en vient un, tu peux bien râler le reste de ta journée, mais là tu te tais. Je me pose là, je le regarde tranquillement. J’essaye de distinguer toutes ses couleurs en prenant mon temps.

Ça ne te plait pas ? Il faut aller plus vite ? Non, là je ne bougerai pas. Que veux-tu, c’est bien malheureux, oui. Mais c’est comme ça.

ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #48

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Bonjour à tous, Vive le lundi  !

Voici ma participation à l’atelier d’écriture de Bric a Book sur une photo de circonstance, signée Leiloona

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La belle de pierre. La dame de fer.

Lisses, droites, alignées, rangées, à égale distance, de même taille. Rien ne dépasse, rien ne dérange. Mathématique. Carré. Tout ceci est parfait. Et pourtant si éloignées, de proportions si différentes. Elles n’ont rien à se voir, rien à se dire. Rien de commun, le blanc, le noir.

Que me dites-vous ? La vue me ment ? Vraiment ? Allons… Que voyons-nous ?

L’une est gracieuse, douce, féminine,  regarde son horizon comme un espoir, l’autre  rigide, froide, élancée, pointe le ciel de toute sa gloire.

Et tout autour ? l’immensité, l’air, le vent,

Paris.

Droit devant… Vous, je ne sais pas, moi je vois le ciel, gris-blanc, profond, lumineux, vide, silencieux. La pluie est passée, ou la pluie passera. L’eau n’est jamais loin, dans cette ville-là… Je vois la pierre, le fer, la main de l’Homme, et toute son âme, mais sans la vie.  Je cherche le désordre, un épi. Le cri d’un marché, un klaxon, de la musique qui résonne.

Il me manque la queue qui s’accumule devant l’entrée, les vendeurs de souvenirs, les cars et les touristes. Il manquerait même un visage triste. Voire un regard joyeux, si je peux avoir mieux.

Vous avez raison, l’image me ment.

La pierre est froide, le fer glacial. Ces dames immobiles, et hautaines, rassemblent pourtant à leurs pieds des milliers de cœurs brûlants, du sang bouillant dans les tempes des jeunes curieux, et des moins jeunes, tout aussi amoureux. Ils sont là pour elles, les photographier et les admirer.

Ils se souviendront longtemps de les avoir vus pointer le ciel, viser l’horizon, sans un regard, sans retour, sans détour, pour leurs misères et leurs amours.

La sculpture, l’architecture,  l’art ne ment pas : l’art inutile, essentiel. Ces dames immobiles me parlent et me racontent tout bas juste ce que j’y vois.

Et merveilles éternelles, si celui qui les crée ne les détruit pas, ces belles seront là bien après moi.

 

ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #47

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Bonjour à tous, Je reviens après un petit mois d’absence avec ma participation à l’atelier d’écriture de Bric a Book sur une super photo, signée Leiloona

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Tu as décidé de partir ? Très bien, c’est ton choix. Mais tu ne m’empêcheras pas de naviguer, à vue, vers toi. Tu as quitté la terre ferme. Tu t’épanouis au large de ta vie. Soit, mais tu t’évanouis aussi en marge de la mienne, y as-tu réfléchi ? Il y a peu, tu as pris l’eau, mais tu ne me connais pas : pour te faire revenir, rien ne m’arrêtera. Tu ne me crois pas ? Tu n’as qu’à regarder :

De la poupe à la proue, mon navire est fin prêt. Rien ne me fait peur. Tribord, bâbord, je peux bien virer de bord, je peux très bien louvoyer, mais je ne peux dessaler, je suis trop motivé. Le bastingage nous protège, Saint-Elme est sur le pont. Mon voilier ardent tout autant que mon cœur me conduira jusqu’à toi, je t’en fais le serment.

Tu es partie comme cela, un caprice, un coup de tête, une folle envie de prendre la mer, de tout laisser à quai.  Ce « tout » c’est moi et je ne l’accepte pas.

Je suis certain que tu le regrettes déjà. Alors, où que tu sois, entends-moi :

Mes cartes marines et ma boussole à bord, même mon astrolabe se prépare à voguer.

Avec les étoiles et la lune au-dessus, je trouverai le cap, je te ramènerai. Le vent peut bien souffler, la mer se déchainer, tout me poussera pour te retrouver.

C’est le manque de ton chant, ma sirène, qui me guidera. Et tout mon amour pour toi.

Une Phrase, un texte ! 1

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Ma première participation à l’atelier d’écriture de Fanny. Et j’en suis très heureuse

Le but est d’écrire un texte à partir d’une phrase, tirée d’un livre plus ou moins connu.

Pour découvrir toutes les participations, cliquez ici

Aujourd’hui, il s’agit des premières phrases de La vallée des amazones, d’Angela Morelli.


 

Ses yeux pétillaient  derrière les verres de ses lunettes.

Je m’assis immédiatement et dissimulai ma gêne en plongeant le nez dans mon bol de céréales. 


 

Le Look du jour

Ses yeux pétillaient derrière les verres de ses lunettes.

Je m’assis immédiatement et dissimulai ma gêne en plongeant le nez dans mon bol de céréales. 

 

Elle me fixait, attendant ma validation, mais je ne dis rien. Qu’aurais-je pu dire ? C’était complètement ridicule.

Silence. Regard appuyé, bouche ouverte, immobile, elle guettait mon compliment, ma bénédiction, la ola, la confirmation que son choix avait été le bon.

Ne pouvant éviter de me confronter à son regard, il fallait bien que je trouve quelque chose à dire…

– Pourquoi tu me fixes comme ça ?

– Ben… Tadaaaaa ! alors ? Tu en penses quoi ? Sois franche hein ?

 

Je sais bien ce que vous pensez : avec un petit effort, j’aurais pu être sympa, lui faire un compliment, même si c’est un petit mensonge.

Oui, mais non. Trois raisons à mon refus : la première, je suis sa sœur, et il n’est écrit nul par qu’une sœur, c’est sympa. On attend aussi de moi que je forge son caractère, pour en faire une femme forte qui assure, même en cas de mauvais pas, et là on en a un vrai, de mauvais pas. D’où ma seconde raison, c’était vraiment trop laid. Qui enclenche la troisième inévitable : et ma réputation alors ? C’est ma sœur quand même !

Je la regardais avec indulgence, mais autorité, pour lui faire comprendre mon incapacité à négocier. Je posai mon bol, soupira et lui dit :

– Franchement Lucie, ce n’est pas possible. Tu ne peux pas aller au bahut dans cet état.

– Et pourquoi ?

Sa petite bouille me fendit le cœur, ses lunettes s’embuèrent un peu et ses joues rosirent…

– Mais parce que ! regarde-toi !

– …

Elle aurait pu pleurer à chaudes larmes, tout de suite, si je n’avais pas enchainé.

– Je ne te comprends pas là, tu fais gaffe à ton look tous les jours de l’année depuis septembre, tu me piques mon maquillage, tu me demandes des conseils, et aujourd’hui tu es prête à partir au collège limite en pyjamas, et en tongs ! Allo Lucie ! tu fais quoi là ? Et regarde comment tu as mis ton rouge à lèvres, il dépasse de partout ? Et tes nattes ? C’est quoi tes nattes ? On ne les porte plus comme ça depuis Laura Ingalls ! Voilà, moi je t’aide à te mettre en valeur à faire de toi une pré ado parfaite, ni trop ni pas assez, et là tu craques complètement ma pauvre fille.

Elle ne réagissait pas, tétanisée par ma clairvoyance. Heureusement, une alliée de poids fit son entrée dans la cuisine.

– Ah, maman, tu tombes bien. Tu peux dire à Lucie de ne pas aller à l’école comme ça ? Moi j’abandonne.

– Pourquoi ? Elle est choupette, non ?

Je n’avais plus de mots. Je piquais la tête de Lucie pour la faire mienne, yeux écarquillés, bouche ouverte, immobile, statue pétrifiée.

– Okay, vous êtes tous des fous. En tous les cas, moi je ne l’accompagne pas au collège, c’est mort ! C’est Carnaval ou quoi ?

Et les deux se mirent à secouer la tête en cœur.

– Ben oui, on est mardi, Mathilde, c’est carnaval aujourd’hui ! Toi en revanche, ne change rien, déguisée en rabat-joie tu es parfaite.

 

Alors voilà, si c’est Carnaval et qu’on ne me dit rien… Je choisis de dissimuler à nouveau ma gêne en plongeant le nez dans mon bol de céréales. 

 

 

 

 

 

ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #35

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Bonjour et bonne semaine à tous !

Après plusieurs semaines sans temps ni inspiration, voici mon texte du lundi pour l’atelier d’écriture de Leiloona Bric à book.

Merci Julien Ribot pour cette photo !

N’hésitez pas à laisser un commentaire…

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SI

Si je pouvais revenir en arrière, c’est ici que je me trouverais : Sur ce quai qui longe la seine, ma main serrée dans la tienne. J’aurais aimé éviter les clichés, mais ici, comment les éviter ?

Paris lumière, Paris romantique, Paris amoureux, Paris joli.

Si je pouvais revivre naguère, c’est par là que je me situerais : près des bateaux qui faisaient mouche sur la seine, ta bouche si douce sur la mienne. J’aurais aimé t’épargner mes regrets, mais ici comment te les cacher ?

Paris mystère, Paris excentrique, Paris le jour, Paris la nuit.

Si je pouvais tout refaire, je n’y aurais rien changé : Je serai toujours là, près de toi, sur cette terre, dans la chaleur de ton corps, nous serions enlacés, heureux, en paix.

Mais la vie s’est chargée de me taire. De m’enfouir dans sa terre, de perdre ta main, ta bouche, nos « si »

Te voilà seul, sur ce quai qui longe la seine. Ma robe fleurit dans ta mémoire, mes cheveux s’évaporent, mon sourire s’efface, tu restes là, les bras ballants, la bouche béante, les yeux meurtris.

Je suis partie, Paris fini.

ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #34

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Bonjour et bonne semaine à tous !

Voici mon texte du lundi pour l’atelier d’écriture de Leiloona Bric à book. Merci Julien Ribot pour cette photographie.

Un peu tout fou mon texte ! Je me suis bien amusée à l’écrire…

N’hésitez pas à laisser un commentaire…

Pour voir tous les textes,c’est ici ! et le mien, c’est là, juste en dessous :


SURPRISE !!!! 

– Alors ?

Non, mais attends, ne parle pas tout de suite. Projette-toi, mon amour.

Fais marcher ton imagination. Enfin… Essaye.

S’il te plait, fais-moi confiance et laisse-moi parler, pour une fois…

Tout d’abord, je t’en prie, ne considère pas mon achat comme un coup de folie ou un coup de tête, un problème rapport à des hormones ou que je ne sais quoi. Je n’ai pas dépensé toutes les économies de notre vie, sans réfléchir. J’y ai évidemment réfléchi, tu penses !

 Considère que c’est un coup de cœur. Un vrai. Un appel de la maison qui m’aurait dit « prends moi ! prends moi ! »

Elle est faites pour moi, pour nous, mon cœur. C’est tellement évident. Je suis un peu triste et déçue que cela ne te saute pas aux yeux. Je voulais te faire une belle surprise, tu me gâches mon plaisir.

Regarde comme elle est lumineuse… Même la nature l’aime : elle l’a complètement envahie, c’est dire !

C’est bien la preuve qu’elle est saine. La nature ne se trompe jamais, tu sais, l’instinct vient de là ! hé oui !

Bah ! Tu fais la moue. Mais si, quand même ! Mais si. Quand même.

On a beaucoup de chance, tu sais ! Ah si, moi je trouve qu’on a beaucoup de chance.

 Tu devrais prendre un peu de distance. Ferme les yeux. Voilà.

Maintenant, imagine que tu as tout nettoyé. Bien. Imagine que tu as enlevé les bières, les pierres et autres détritus. Parfait.

Que tu as nettoyé les fenêtres. Les murs. Bon. Le plafond aussi. Et le toit.

Imagine que tu as assaini le tout, rajouté l’électricité et l’eau.

Ah ben oui ! c’est pas moi qui vais le faire ! il est drôle !

Sois sérieux, deux minutes. Tu veux pas le faire seul ? Pourquoi ? Trop de travail ?

J’ai pas épousé Superman, moi !  

Bon. Donc si tu ne veux pas le faire tout seul, imagine qu’avec tes copains, plutôt que d’aller jouer au foot pendant quelques weekends, vous vous amusez à tout repeindre et à jouer au bricoleur, ça peut vous amuser ça, chéri, non ?

Mais si… mais si. Ça va vous amuser, tu verras. Ce sera drôle, je te dis !

Voilà. Donc tu as tout nettoyé, tout retapé. Si tu le fais proprement, ce sera joli, n’est-ce pas ?

Mais si, ce sera joli. Regarde le bon côté, c’est aussi l’occasion de te prouver que tu peux le faire !

Donc quand tout sera refait, tu seras fier de toi, et moi je pourrai la décorer, l’aménager, la rendre jolie et harmonieuse, un merveilleux espace de vie, conviviale et moderne. Tout sera parfait.

 

Alors, tu en penses quoi ? ATTENDS !

Attends avant de me répondre, réfléchis bien à ce qui me ferait tellement vraiment totalement follement éperdument plaisir…

Et tu aimes quand je suis heureuse, non ?

Alors ?