Les jonquilles de Green Park

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Présentation de l’éditeur

Les Quatre Cents Coups sous le Blitz de Londres.
Septembre 1940, Tommy vit avec ses parents et sa grande sœur Jenny. C’est le début des bombardements allemands. Tommy, sa famille, ses copains et la belle Mila se préparent tout de même à fêter Noël.

« Si la guerre doit durer une éternité, je voudrais juste pouvoir vivre jusqu’au mois d’avril. Pour voir, une fois encore, les jonquilles de Green Park. Elles se tiennent ensemble, chaque saison. Belles et fières dans le vent puissant et douloureux d’avril. Comme nous autres en ce moment. »

Septembre 1940. Tommy vit avec ses parents et sa grande sœur Jenny. C’est le début des bombardements allemands sur Londres. Ils se préparent tout de même à fêter Noël.
Tommy et ses copains se passionnent pour les super-héros : Superman, Buck Rogers et… Winston Churchill. L’aventure ne serait pas la même sans deux petites frappes : Nick Stonem et Drake Jacobson, aussi vilain que sa jumelle, Mila, est belle.
Dans un Londres en lambeaux, ces jeunes adolescents vont se créer leurs propres histoires et se perdre dans les brumes et le fracas d’une ville enflammée. Mais fêter Noël et revoir les jonquilles en avril restent la plus belle des résistances.

Biographie de l’auteur

Jérôme Attal est parolier et écrivain. Les Jonquilles de Green Park est son dixième roman.

Un extrait, une phrase

« Maman affirme que même si demain, à cause des Jerries il arrive qu’on n’ait plus de confiture à poser sur la table pour le petit-déjeuner, et bien on se fera pas pour autant des tartines de néant, mais on tartinera nos toasts avec le souvenir de la confiture ou, mieux encore, avec la promesse de son retour »


Ce que j’en pense

C’est la première fois que je parle d’un livre de Jérôme Attal. Tout d’abord, parce que mon blog existe depuis peu et que je ne suis pas une grande blogueuse, mais en plus parce que Jérôme m’intimide infiniment. Par sa gentillesse, la façon qu’il a d’écouter, de respecter et de mettre en valeur tout ce (ceux) qui l’entoure. Mes mots n’arriveront pas à atteindre le profond respect que je lui porte, l’admiration que j’ai pour ses écrits, la classe qu’il pose dans sa plume et précisément dans cette histoire.

Pourtant là, il faut bien que je me lance et que je vous en parle. Je ne peux pas me cacher tout le temps. Si vous n’avez jamais lu ses livres, il est temps de commencer par celui-ci, son dixième roman.

Le contexte : la Seconde Guerre mondiale, Londres sous les bombardements, des morts, des disparus. Dans ces jours de terreur, c’est l’histoire du petit Tommy qui se joue. Sa tendresse pour ses parents et pour sa sœur, la vie et la solidarité qui s’organise autour de la guerre, ses copains, et la jolie Mila.

Pour détourner sa peur, Tommy se perd dans ses jeux, ses rêves, et avec ses proches, le soupçon d’imagination qui leur permet de survivre, la légèreté indispensable pour ne pas s’effondrer. Les petits plaisirs ne se trouvent pas dans ce que l’on possède, mais dans l’idée que l’on se fait de les posséder. C’est l’histoire d’un gamin qui traverse tout cela et qui n’oublie pas l’essentiel. Et grâce à Tommy, je le retrouve, l’essentiel.

L’écriture de Jérôme est douce ; A travers ses yeux d’enfants, il nous montre  tout ce qui ne se dit pas forcément : la réalité d’un monde en douleur et en guerre. Et pourtant dans les gravas, les enfants jouent, imaginent, se querellent, s’aiment aussi. Il y a les défis, le courage et les bêtises.

Jérôme Attal accroche avec précaution. Il ne nous retient pas par le stress, mais par l’envie de rester avec Tommy et sa famille, de savoir ce qu’il adviendra d’Oscar ou de Mila. Tout est tendre ici.  Je l’ai lu le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux sans envie de le quitter.

Mes arguments sont simples, lisez « Les jonquilles de Green Park », parce que c’est une belle histoire, tendre et forte, parce que ce sont les mots de Jérôme Attal, sur un enfant qui lui ressemble. Jérôme est un magicien-poète, et ses mots magiques sont édités par Stéphane Millon, un éditeur rare.

Un seul argument devrait suffire. Alors quand il y en a autant, je n’hésite pas. Vous n’hésiterez pas, n’est-ce pas ? Dites-moi que vous n’hésiterez pas…

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Broché: 216 pages
Editeur : Robert Laffont (3 mars 2016)
Collection : ROMAN
Langue : Français
17.50 €
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Moi, la grosse de Matteo Cellini

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Présentation de l’éditeur

Caterina est une jeune italienne spirituelle et intelligente. Caterina a une famille qu’elle adore. Mais Caterina, à l’instar de ses parents et de ses frères, est grosse. Très grosse. Et ses kilos en trop l’empêchent d’exister. Selon sa conception binaire du monde – les obèses d’un côté, les  » personnes  » de l’autre – elle est une  » non-personne « . A peine sort-elle de chez elle qu’elle s’arme d’une carapace blindée lui permettant d’ignorer tous les commentaires, toutes les plaisanteries, dont elle pourrait être la cible. Elle anticipe tout. Pour ne pas aggraver son dossier qui pèse déjà trop lourd sur la balance, elle fait en sorte d’être la meilleure de la classe, de n’être jamais malade, jamais en retard, toujours bien habillée… bref, de ne jamais faire le moindre remous. Aussi, quand ses parents décident d’organiser une grande fête pour son dix-huitième anniversaire, c’est la panique. Un roman, tout en sensibilité, qui voit son héroïne s’épanouir et découvrir peu à peu qu’un bonheur est possible, au-delà des apparences.

Biographie de l’auteur

Matteo Cellini enseigne la littérature au collège, à Urbania, dans les Marches. Moi, la grosse est son premier roman.

Un extrait, une phrase

J’avance , enveloppée dans mon costume : un manteau plissé, mollasson et flasque; un manteau de graisse. Je suis une super-héroïne et je résous les problèmes. Je sauve le monde.
Je suis la possibilité permanente d’une comparaison flatteuse ; celle qui vous retire des mains la palme de la moche, de la plus grosse, de la plus seule. je suis Cate-la-grosse, un obus oublié qui depuis le collège, ne demande qu’à exploser.

Ce que j’en pense

Dans la première partie,  Caterina nous permet de comprendre ce qu’est la vie d’une adolescente en important surpoids, dans une famille obèse. Sa lucidité et sa force sont parfaitement présentés : Cette façon qu’elle a d’anticiper les regards, les réflexions, les rires ou les silences pour éviter de souffrir. Caterina a appris à devenir irréprochable pour ne jamais laisser une occasion, autre que physique, d’être critiquée ou jugée. Son corps reste une fatalité. Elle ne pourra jamais rien y changer. Ni changer le regard du monde sur elle. Ce monde divisé en deux. Les minces : les personnes (90% de la population) et les non-personnes : les obèses.

Il n’y a là aucun misérabilisme ni dans la voix de Caterina ni dans les mots de Matteo Cellini. Juste des faits, et un quotidien réglé à la baguette pour pouvoir le supporter.

Dans la deuxième partie, Caterina nous raconte toujours son histoire, ses journées, ses nuits, mais en se retrouvant comme nous, confrontée aux véritables regards de son entourage, ceux dont elle ne soupçonnait rien. Pourtant l’héroïne nous y avait préparés, nous avait blindés, pour passer outre les sarcasmes. Mais les événements prennent un tout autre sens. Tout est remis en question, ses certitudes comme son ouverture au monde.

Matteo Cellini semble bien comprendre (connaitre ?) les souffrances liées à l’adolescence et aux problèmes de poids.

Il exprime subtilement les contraintes du quotidien, les injustices, mais aussi les idées préconçues dans un sens comme dans l’autre, en bousculant la perception de Caterina. Et c’est ce que j’ai trouvé de plus original ici.

Matteo Cellini nous peint des caractères forts, emprunts simultanément de méchanceté comme d’empathie ou de bonté. Toute la complexité de l’exercice et probablement ce qui les rend si humains.

Moi, la Grosse est un premier roman qui m’a touché et secoué dans mes propres ressentis et dans mes idées reçues.

Si vous avez l’occasion de le lire, ne vous en privez pas.

Un caillou dans la chaussure Mathieu Tazo

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Pour découvrir Mathieu Tazo, j’ai commencé par la Dynamique des fluides, son premier roman, livre que j’ai adoré. J’ai eu envie de continuer à le lire, mais j’ai pris mon temps car je sais que le troisième n’est pas encore prêt, et quand j’aime je suis gourmande, donc vite frustrée…
Mais je n’ai pas pu attendre non plus trop longtemps, le mal est fait, Un caillou dans la chaussure, a été lu… Enfin, et je ne suis pas déçue.

LA BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR :
Mathieu Tazo est un écrivain français, né en 1977 à Toulon. Il a vécu en Provence, à Paris, à New York et vit maintenant à Londres.
En 2014, il a publié son premier roman La dynamique des fluides, aux éditions Daphnis et Chloé. Son deuxième roman, Un caillou dans la chaussure, est publié en juin 2015.

CE QU’EN DIT LA MAISON D’ÉDITION :
 Un village ensoleillé de l’arrière-pays varois, une élection facile à la mairie et un repreneur pour l’usine de lavande. Tout va bien. Un amour de jeunesse d’une beauté troublante, le fils d’un gendarme assassiné qui cherche vengeance et une enquête qui reprend. Tout va mal. Entre espoir d’une nouvelle vie et peur d’un passé encombrant, Samuel Marion avance, un caillou dans la chaussure, vers la pire des responsabilités : celle d’un meurtre qu’il aurait préféré ne jamais commettre.

CE QUE J’EN PENSE :
un caillou dans la chaussure

Voilà un roman qui se déguste comme un rosé au soleil : quand on le commence, on prend son temps, on le goûte doucement, on le savoure. Puis on en verse un deuxième verre pour être sûr, et sans s’en rendre compte, on a fini la bouteille. L’air de rien. Et on est bien. J’étais bien avec cette histoire.

Le personnage principal, Samuel Marion, se retrouve confronté aux bêtises de son adolescence, et à leurs répercussions. Mais également aux beaux souvenirs et aux premiers émois. Il revient dans le village de son enfance, pour en devenir le Maire et se trouve contraint… de rouvrir l’enquête sur la mort d’un homme qu’il a tué 25 ans auparavant.

Le piège se met en place tranquillement, avec beaucoup de douceur, et une infinie précision. Je me suis retrouvée heureuse de faire le voyage vers le sud avec cette petite famille sympathique qui tente de changer de vie. Samuel est maladroit, mais attachant. Sa femme, sa mère, les caractères de ce village, tout se met en place dans un rythme tranquille. Il fait bon vivre dans ce début d’histoire. Bien sûr, je me suis bien rendu compte de certains personnages étranges, de relations à creuser, mais je me laissais porter, en confiance.

Puis très rapidement, le rythme s’accélère, les surprises, les révélations, les non dits. Le piège se resserre, avance, prend du terrain. C’est à ce moment-là que je n’ai plus quitté le livre de Mathieu. Comme il avait réussi à le faire avec son roman précédent.

Quand il s’agit d’un premier roman, il est possible d’imaginer que c’est un coup de chance, mais au deuxième, je suis certaine que c’est une signature. Mathieu Tazo est très doué pour tenir le suspens, jouer avec le rythme, et nos nerfs, et nous faire aimer un meurtrier. Car depuis le début on le sait, notre héros est un assassin, il le dit rapidement. Il n’est pas question de l’en excuser, et pourtant je voulais le comprendre. Samuel Marion, initialement maladroit devient doué. Très doué et fini par gagner en épaisseur.

Une histoire haletante, une enquête efficace et des rebondissements qui tiennent la partition jusqu’au bout.

Je le trouve d’ailleurs également assez doué pour nous présenter des personnages aux caractères doubles, qui ressemblent tant à nos voisins, à nos parents… Un peu inquiétant.

À force de travail et de précision, Mathieu nous fait croire que tout est facile, l’écriture se boit (comme un bon petit rosé, je vous dis) et le soleil de la Provence réchauffe le texte.

Donc ce qui est prévu va arriver, j’attends le troisième, avec vraiment beaucoup d’envie.

SURPRISE : comme pour la Dynamique des Fluides, Mathieu Tazo a la gentillesse de nous offrir un exemplaire dédicacé d’un Caillou dans la chaussure. Il vous suffit de laisser un commentaire sous ce billet. Je procéderai au tirage au sort dimanche prochain, cadeau de Saint Valentin ! Alors ? On joue ?


Pour lire tout Mathieu Tazo (et je vous le conseil fortement),
continuez avec la dynamique des fluides, qui est aussi un pur bonheur.
Pour preuve ma chronique à découvrir en cliquant sur sa couverture, juste ici.

Et si vous voulez découvrir Daphnis et Chloé, vous pouvez aussi lire ma chronique sur « Vous prendrez bien un dessert ?, de Sophie Henrionnet » (puis le livre qui est une petite merveille) à découvrir en cliquant sur sa couverture, juste ici :

un caillou dans la chaussure

  • Broché: 332 pages
  • Editeur : Daphnis et Chloé (24 juin 2015)
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1025300473

D’autres avis à découvrir : La Chaine du livre, L’ivre de lire, les lectures du Hibou,

et tant d’autres…


Nous sommes le 14 février, il est 13H45, le tirage au sort été fait.

Le Gagnant a commenté mon billet concernant

« Un caillou dans la chaussure»

sous le nom de : CHESNEAU ANNE JU

Bravo Anne, donnez moi votre adresse en MP sur Facebook pour que je puisse la transmettre à Mathieu Tazo. Ou envoyez-moi un mail via mon blog.
Merci à tous d’avoir participé, 
Allez vite en librairie l’acheter !
 

LA VARIANTE CHILIENNE de PIERRE RAUFAST

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Avant de vous parler de la Variante Chilienne, revenons un an en arrière…

Le premier roman de Pierre Raufast, La fractale des raviolis, est paru pour la rentrée littéraire 2014. C’est un livre que j’avais énormément aimé pour son originalité, sa construction efficace et précise, et l’imagination débordante de l’auteur.

Je n’avais pas encore de blog, aussi, pour ceux qui ne l’ont pas lu, je vous laisse le découvrir chez Leiloona en cliquant ici

Lorsque j’ai appris qu’il sortait déjà son 2ème roman, je m’en suis étonnée. Il doit avoir un sacré nombre d’histoires dans ses tiroirs, le bougre, mais peut-il garder le cap et m’embarquer une nouvelle fois ? (Notez la pointe de jalousie de la primo-romancière, que j’assume… )


CE QU’EN DIT LA MAISON D’ÉDITION :
Il était une fois un homme qui rangeait ses souvenirs dans des bocaux.
Chaque caillou qu’il y dépose correspond à un événement de sa vie. Deux vacanciers, réfugiés pour l’été au fond d’une vallée, le rencontrent  par hasard. Rapidement des liens d’amitiés se tissent au fur et à mesure que Florin puise ses petits cailloux dans les bocaux. À Margaux, l’adolescente éprise de poésie et à Pascal le professeur revenu de tout, il raconte. L’histoire du village noyé de pluie pendant des années, celle du potier qui voulait retrouver la voix de Clovis dans un vase, celle de la piscine transformée en potager ou encore des pieds nickelés qui se servaient d’un cimetière pour trafiquer.

CE QUE J’EN PENSE :
Je l’ai lu (dévoré) dans le train qui me ramenait chez moi après la foire du livre de Toulon, où je l’ai rencontré, pour de vrai, et après m’avoir offert une dédicace très personnalisée (comme il le fait pour tous, je ne me fais pas d’illusion…)
Amis lecteurs, croisez-le en signature ! Ses dédicaces sont des merveilles, autant que ses livres…
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La Variante Chilienne est un bonheur.
Il me semble que Pierre Raufast devrait compter dans la littérature française pour les années à venir et je ne suis pas la seule à le penser (cf plus bas)
Une imagination sans borne, une écriture fine, alliant humour et sensibilité. Il transcrit les émotions de ses personnages avec beaucoup de justesse, un récit moderne et poétique.
Il sait être touchant à travers Florin qui, n’ayant plus qu’une mémoire immédiate, collectionne les petits cailloux pour y emprisonner ses souvenirs.
Il sait être émouvant, à travers Margaux, jeune fille brillante et blessée, qui tente de chasser ses démons et faire taire ses culpabilités.
Et surtout, il sait nous déconnecter de tout, nous embarquer dans ses histoires, ses délires parfois, sans perdre le fil, en espérant qu’on n’arrête pas de tourner les pages.

Pierre Raufast a l’art de raconter plusieurs récits en un, de traverser les époques, les univers, sans jamais nous perdre.  Au contraire ! Tout est limpide, amusant ou effrayant, mais parfaitement maîtrisé.
Méthode qu’il avait très bien utilisée dans la fractale des raviolis, qu’il utilise à mon sens, encore mieux ici.

Je n’écris des chroniques que pour les livres que j’aime.
La Variante Chilienne est un coup de cœur.
Pierre Raufast est un raconteur d’histoire, poétique, et plein d’humour. Il est également un auteur accessible et charmant, ce qui n’enlève rien au plaisir de lire ses livres.
Faites attention, ces deux premiers romans sont addictifs…
A quand le troisième, Pierre ?
 ——
Si mon avis ne suffit pas, allez donc piocher les mots de LeiloonaJérômeNoukettePhilisine ou Keisha 
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Date de parution : 20 août 15
264 p. 18 €
ISBN : 978-2-36279-156-7
Livre numérique : 12,99 €
EAN13 : 978-2-36279-157-4

Au-delà du miroir (terres inconnues) Jean-Noël Blanchard

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J’ai rencontré Jean-Noël Blanchard au salon du livre de Montaigu au printemps dernier. Un salon merveilleux, que je ne suis pas prête d’oublier. Nous sommes restés en contact, et il y a quelques semaines de cela, Jean-Noël a eu la gentillesse de m’envoyer son livre, Au-delà du miroir (terres inconnues).

Je suis passée par trois réactions.

  • La première : Spontanément ravie de le lire, quelle bonne idée !
  • La seconde : A la réflexion, inquiète de le lire. Et si je n’aime pas, que lui dire ? comment faire ?
  • La troisième : Après lecture, le soulagement : j’ai aimé…

Présentation de l’auteur Michel, à travers un voyage initiatique, se lance d’une façon inconsciente à la quête du bonheur. Ses différentes expériences en ces terres inconnues lui permettront d’appréhender des réalités insoupçonnées qui le feront avancer sur le chemin.

Mais trouvera-t-il vraiment ce qu’il cherche ?

Mon avis :

La 4ème de couverture en dit peu. Me voilà donc devant un dilemme… Vous en dire davantage, mais risquer de vous en révéler trop, ou tenter de vous donner envie sans vous en dire plus…

Un événement inattendu chamboule la vie de Michel, un moment où le destin décide pour lui que le train-train quotidien, le confort d’une vie toute tracée, n’est finalement pas forcément la route à prendre pour trouver le bonheur, le vrai.

Michel croit alors tout perdre, mais il en est rien. Et au détour de rencontres hasardeuses, miraculeuses, notre héros va perdre son identité, pour mieux se retrouver.

De Paris à Quimper, de Nantes à Venise, chaque endroit lui permet de croiser de belles personnes et d’avancer sur son propre chemin. Tranquillement. Sereinement.

La vie se charge alors de redonner une véritable place à son entourage, à son métier, ses objectifs. Tout est à revoir… Et pourtant, les rencontres sont belles, les situations, quoi que parfois douloureuses ou dangereuses, le mènent vers l’essentiel. Il apprend la sagesse, comment ouvrir les yeux sur le monde, comment avancer quoi qu’il arrive. C’est un texte très positif et ça fait du bien.

J’ai aimé cette histoire, parce qu’elle est forte et simple. Très bien écrite et sans prétention. Parce que Jean-Noël Blanchard a vraiment réussi, dans un style très agréable, élégant, dynamique, et poétique, à aller à l’essentiel, éviter les écueils et raconter une vie unique mais sans excès. Comme peut l’être chacune de nos vies.

Ouvrir les yeux sur ce qui fait sa richesse et sa valeur, c’est aussi lui faire confiance et laisser la vie nous guider.

Merci, Jean-Noël pour cette belle lecture, je n’aurai plus peur d’ouvrir vos livres à présent, je sais que le voyage sera beau.

Vous pouvez lire ce livre (et je vous le conseille vivement) en vous le procurant ici :

  • Jean-Noël Blanchard L’ingremière 85430 Aubigny
  • blanchardjn@yahoo.fr Prix : 9.81€
  • ou en numérique à 4,90 € en cliquant ici

Au-delà du miroir (terres inconnues) Jean-Noël Blanchard

La Dynamique des fluides de Mathieu Tazo

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Ma première Chronique de la rentrée 2015 ira pour un livre de 2014, c’est ainsi !

Voici La Dynamique des fluides de Mathieu Tazo,  aux éditions Daphnis et Chloé


Présentation de l’éditeur :

« Turbulences pendant l’enfance, tumultes à l’âge adulte. »
1989 : vol 811 d’United Airlines entre Honolulu et Auckland, neuf passagers sont happés par l’ouverture d’une porte à l’avant de l’appareil. Vingt ans plus tard, Théodore est un mathématicien reclus et obsessionnel qui consacre sa vie à résoudre le mystère de la dynamique des fluides. Dimitri est un écrivain charmeur à la notoriété naissante, qui court d’une émission à l’autre pour y présenter son roman à succès. Théodore et Dimitri sont jumeaux, incompatibles mais unis par le drame de leur enfance. Un soir de tempête où son passé resurgit, Dimitri disparaît dans des conditions étranges, laissant livré à lui-même un frère asocial et sans ressource. D’une indifférence initiale, Théodore voit pourtant son instinct fraternel se raviver face aux révélations de Média 3 sur la disparition de Dimitri. D’un mensonge à une chimère, d’un traumatisme à une cicatrice, les jumeaux vont alors chercher à renouer les fils arrachés de leur vie, avec, en filigrane, cette interrogation : quelle est la part irréductible d’humanité qui subsiste quand on a tout enlevé ?

Sur fond d’énigme scientifique et de manipulation médiatique, une enquête épique de Paris à Saint-Pétersbourg, menée par des personnages évoluant entre « la crasse et la beauté, la peur et l’espoir. »


Ce que j’en pense :

Il y a la rentrée littéraire 2015…Oui ! Mais les cuvées précédentes ne sont pas mal non plus !

Il y a Daphnis et Chloé, qui m’a enchantée avec le dernier roman de Sophie Henrionnet « Vous prendrez bien un dessert?« , et que vous devez découvrir, si ce n’est déjà fait.

Il y a Mathieu Tazoqui présente actuellement son nouveau roman : « un caillou dans la chaussure » toujours chez Daphnis et Chloé : un caillou dans la chaussureUn roman qui me fait de l’œil, qui me tend les bras, bref que j’ai envie de lire depuis un petit moment.

Mais voilà, la vie est ainsi faite, c’est La Dynamique des fluides qui est venue à moi en premier… Et puis, l’association de plusieurs paramètres irrésistibles : Mathieu Tazo, son premier roman, Daphnis et Chloé, un titre qui m’intrigue, un résumé qui m’attire, tout était réunit pour que je le lise.

Et je l’ai lu… Si je n’avais pas été accaparée par ma rentrée à moi, la vie, la famille, je ne l’aurai jamais reposé avant de l’avoir terminé. Il m’a fait attendre, je l’ai regardé souvent du coin de l’œil, espérant avoir juste trois minutes pour l’avancer de quelques pages.

J’étais comme cet avion sur la couverture (très belle illustration, je trouve) : emportée par le tourbillon de cette histoire.

L’intrigue est bien menée, les personnages attachants. Les événements rebondissent, se croisent, s’entremêlent, s’entrechoquent parfois. Et pourtant, tout glisse grâce à l’auteur qui ne laisse rien au hasard. Ce livre est simple et original, rythmé de rebondissements jusqu’au bout grâce à l’écriture de Mathieu Tazo, si fluide (comme sa Dynamique d’ailleurs ! Ha !).

C’est aussi un voyage dans le cœur humain : les différentes façon de réagir devant un même drame, les culpabilités, les colères refoulées, les non-dits, les cicatrices de la vie… Tout se tient parfaitement.

Pour la petite lectrice que je suis, lire un roman c’est un voyage dans un monde à découvrir. Mais surtout il ne faut pas que je m’ennuie, sinon je risque l’abandon. Il faut que j’y crois, que je m’attache aux personnages et que je referme le livre, heureuse de l’avoir lu, triste de l’avoir fini. Voilà, je ne peux rien ajouter, j’ai aimé, j’y ai pris un plaisir fou, et il me tarde déjà de découvrir le Caillou de Mathieu.

Comme les bonheurs n’arrivent jamais seuls, Mathieu a la gentillesse d’offrir un exemplaire dédicacé de La Dynamique des fluides en tirage au sort sur ma chroniqueMerci Mathieu !

Alors à vos claviers, laissez un petit commentaire en dessous de cet article. Je vous laisse jusqu’à Samedi 5 septembre minuit pour me dire que vous avez envie de le lire et je vous répondrai que vous avez bien raison !

Le gagnant sera annoncé dimanche 6 septembre.


Nous sommes le 6 septembre, il est 16H11, le tirage au sort été fait.

Le Gagnant a commenté l’article concernant « la Dynamique des fluides » sous le nom de : WILMET 

Annick, je suis ravie pour toi, donne-moi ton adresse en MP sur Facebook pour que je puisse la transmettre à Mathieu Tazo.
Tu recevras ce livre dans les jours qui viennent. Le temps pour Mathieu de te le dédicacer et de te l’envoyer…
Merci à tous d’avoir participé
Allez vite en librairie l’acheter !
Ce n’est que du bonheur…

dynamique-fluides-1529542-616x0La Dynamique des fluides

Mathieu Tazo,

Editions Daphnis et Chloé,

Prix : 18 euros

VOUS PRENDREZ BIEN UN DESSERT ? SOPHIE HENRIONNET

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Voilà un livre que j’attendais avec beaucoup d’impatience. J’avais bien aimé le premier roman de Sophie Henrionnet, Drôle de Karma (Editions City) que j’avais trouvé drôle, rythmé, et vraiment agréable, même si la Chick lit n’est pas mon genre de prédilection habituellement (mais ai-je un genre de prédilection ?…) Sophie, que j’ai la chance de connaitre, m’avait expliqué que son deuxième roman était bien différent du premier. Je l’attendais donc avec curiosité et envie, et je n’ai pas été déçue.


Présentation de l’éditeur

Paul, Charles, Nicolas, Louise, Eléonore, Jeanne et les autres appartiennent à une même famille. Réunis dans un chalet pour fêter à la fois Noël et l’anniversaire de Louis, le patriarche, ils racontent tour à tour le huis clos dans lequel ils se retrouvent, le temps d’une soirée, coincés par la neige. Ouverture des cadeaux, ivresse, retrouvailles, guirlandes et cotillons, la magie de Noël opère jusqu’à ce que les vieux démons, les secrets et les cadavres dans le placard fassent irruption. Un roman à la Festen, à la fois cruel, acide et drôle.

Mon avis :
Je vais faire court et en toute simplicité, ce roman est une merveille.
Léger et rythmé, très bien écrit, qui se dévore d’une traite. Il porte les sentiments lourds des blessures et frustrations familiales et dissimule habilement certains secrets de famille, pourtant si difficiles à assumer…
Les personnages sont épais, bien étudiés, insupportables, parfois, mais attachants, toujours…
Il s’agit d’un roman choral qui monte crescendo. Chaque prise de parole, est bien vue, précise, drôle et acide. Douloureuse aussi. Chaque ton est juste, et la chute vraiment réussi…
Pour la fin, Sophie aurait pu se prendre les pieds dans la nappe, mais ce n’est pas le cas : Le dénouement nous amène bien ailleurs et nous montre encore une fois que les apparences restent trompeuses.
Jusqu’au bout Sophie Henrionnet nous embarque, avec un talent évident. un deuxième roman très réussi, qui pourrait bien devenir incontournable.
Je me suis prise une belle petite claquinounette, comme je les aime. Et les desserts, (comme les histoires de famille), ça me connait !
Vous croyez avoir déjà lu ce genre d’histoire sur les secrets de famille ? Faux ! Il vous manque celui-ci.
A déguster… mais attention, quand on le commence, il arrive un moment où on ne peut plus le lâcher.
Et parce que je suis une gourmande et que j’aime partager, et parce que Sophie Henrionnet a eu la gentillesse de l’accepter, je propose un exemplaire dédicacé à gagner sur cette page !
Pour gagner, c’est très simple, laissez en commentaire (pas sur Facebook, ici-même) votre envie de le recevoir et de le lire. Le gagnant sera tiré au sort.
Vous avez jusqu’à Vendredi 31 juillet minuit, pour participer ! 

Et voilà ! Nous sommes Samedi il est 12h32. Le tirage au sort vient d’être fait.

La gagnante de ce super roman dédicacé par l’auteure est :
Olivia Billington !
Olivia, je suis ravie pour toi.
Donne moi ton adresse en MP sur Facebook.
Merci à tous d’avoir participé
Allez vite en librairie l’acheter !
Vous m’en direz des nouvelles…
Bon week-end à tous !
Laissez-vous tenter !
Vous prendrez bien un dessert
Parution 9 juillet 2015 / Éditions Daphnis et Chloé
18 € TTC
189 pages
ISBN : 979-10-253-0046-6
Illustration : © Alexia de Cockborne