ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #59

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Une nouvelle semaine, un nouveau texte pour l’atelier d’écriture de Bric A Book, sur une très belle photo de © Leiloona.

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Le mien est juste là, n’hésitez pas à y laisser un petit mot en commentaire en dessous…


 

Pas un nuage, un ciel bleu parfait, les rayons du soleil chatouillent l’horizon. C’est une journée parfaite pour flâner sur le port. Son animation nourrit toujours mon imagination.

Assise sur le quai, je regarde les bateaux. Les navires immenses transportent les touristes d’un lieu inconnu jusqu’ici. Le voyage est-il terminé, ne fait-il que commencer ? N’est-ce qu’une étape, ou la ligne d’arrivée ? Je l’ignore, et cela n’a pas d’importance. Ce qui compte c’est le voyage, le mouvement, le chemin qui nous mène vers un ailleurs.

Mon chemin aussi, je le suis sur un bateau. C’est une coque de noix : un petit bout de bois, un mat, une voile rouge, et voilà.

Ma barque ne ressemble à rien, mais je l’aime comme ça, elle sait naviguer partout où j’ai besoin. Ensemble, on a déjà dessalé, mais on a toujours pu nous remettre à flot. Coûte que coûte, vaille que vaille, ma barque tient la route, et toutes les marées.

Certains diront qu’elle est vieille, qu’elle ne fait pas le poids. Ce n’est pas un trois mats, mais je l’aime comme ça. Elle  n’ira pas au bout du monde, elle ne peut pas m’embarquer pour plusieurs jours sans accoster, et pourtant, tous mes souvenirs, les plus beaux, je les lui dois.

Les rayons du soleil chatouillent mes envies. Cet après-midi, j’irai naviguer bien loin de mes soucis.

 

 

ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #58

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Une nouvelle semaine, un nouveau texte pour l’atelier de Leiloona.

Sur une très belle photo de © Emma Jane Browne

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– Il faut que je te dise quoi ?

– Ce que tu ressens.

– Ce que je ressens ?

– C’est tout à fait ce que je viens de te demander.

– Mais ce que je ressens, en vrai ? Là, maintenant ?

– C’est l’idée. Tu peux m’en parler plus tard, mais je ne serai probablement plus ici.

– … Je ne sais pas, moi.

– Cherche encore

– Tu m’agaces !

– C’est un début.

– Non, mais vraiment, je ne sais pas, et ça me saoule ton truc.

– Cherche mieux.

– Tu ne lâches jamais rien, toi ! Comme tu veux. Alors, voilà : je suis frigorifiée, tu m’embarques au parc, à huit heures, un dimanche, LE jour où on peut faire la grasse matinée. Le canal est quasiment gelé, tellement il fait froid. Nous sommes seuls ici parce qu’il n’y a pas d’autres andouilles à venir si tôt en plein hiver.Même les canards se planquent pour dormir. Je me pèle les miches et tu me poses des questions débiles. Donc ce que je ressens, c’est le froid et l’agacement. Ça te va ?

– Ça me va.

– Et maintenant, quoi ?

– Maintenant, rien, détends-toi, respire et regarde comme c’est beau.

– Pourquoi, tu ressens quoi, toi ?

– Je ressens de la gratitude : J’ai le privilège de voir la nature se réveiller avec toi. J’entends le silence de l’air, le bruissement de son souffle dans les feuilles des arbres et le passage d’un vent léger sur l’eau du canal. Je sens la fraîcheur du matin, mon corps qui s’ouvre au nouveau jour. Je sens mon sang circuler, ma peau vibrer, mon cœur palpiter. Je t’entends râler, je te regarde te geler, j’ai envie de te serrer dans mes bras pour te réchauffer, te couvrir de baiser. Je réalise que même énervée, même fatiguée, même frigorifiée, je te vois comme tu es, et tout en toi me plait.

ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #57

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Voici un nouveau texte pour l’atelier de Leiloona. Quel plaisir de retrouver le chemin de l’atelier ! Pour voir tous les textes, c’est ici !  Le mien est juste là, n’hésitez pas à y laisser un petit mot en commentaire en dessous…


 

Il m’a demandé de compter jusqu’à mille, puis de m’avancer d’un pas. C’est beaucoup, mille. J’essaye de ne pas aller trop vite pour ne pas tout gâcher, mais c’est difficile. J’ai hâte de connaitre sa surprise. Il m’a dit que ça valait le coup. Je verrai bien. Le masque de sommeil qu’il m’oblige à porter n’empêche pas le vent de passer. Je ressens sa caresse sur mon visage, mais je n’ai aucune idée du lieu où je me trouve. Suis-je sur un bateau ? Le sol bouge sous mes pieds. Peut-être veut-il me faire le coup du Titanic. « Jack ! Je vole ! « . Il est si romantique.

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James m’a traînée avec lui, les yeux fermés, toute la journée. Je suis restée accrochée à son bras depuis des heures. J’essaye de tendre l’oreille, mais le casque vissé sur la tête, avec du Hard Rock à fond, m’empêche de capter le moindre indice. Il ne faut pas que je triche. Nous avons marché longtemps dans la rue, nous sommes montés dans une voiture. Il me semble qu’il parle à quelqu’un. Ce doit être un complice pour sa surprise. Mon frère ? Ma meilleure amie ? Impossible, pour l’instant personne ne le connait dans mon entourage. On préfère vivre encore un peu caché. C’est son idée, mais il a raison : nous nous préservons du reste du monde.

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Il est tellement spontané. Je ne le connais que depuis quatre semaines, mais notre rencontre a tout changé. Ce fut un vrai coup de foudre. Avant lui, je n’étais rien d’autre qu’une femme riche, mais seule, sans amour. Depuis qu’il est là pour moi, ma vie est un conte de fées.

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Quand je pense qu’il s’appelle James Tong. C’est trop drôle ! Mon agent très secret n’est pas que beau, il a beaucoup d’humour aussi. Avec un nom pareil, on est obligé d’en avoir. Il ne s’intéresse pas à l’argent, ce qui me change des personnes qui me tournent habituellement autour. Il m’aime pour moi. Il m’aime… Comme il est doux de réaliser qu’il éprouve ce noble sentiment pour moi. Juste pour moi. Je vole…

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Cela fait quelques minutes que je ne ressens plus sa présence. Il n’y a plus de vie autour de moi, c’est une impression étrange. Il garde mon sac à main pour que je sois plus à l’aise pour me tenir à la rambarde. J’arrive à la fin du compte à rebours. Je suis surexcitée, j’ai le trac. Je suis prise par le vertige de l’inconnu, c’est grisant.

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Je dois me lâcher, faire confiance en la vie, accepter de ne pas tout maîtriser. Tout le monde me le dit. Je progresse, on dirait. Je n’aurais jamais joué le jeu auparavant. Mais aujourd’hui je suis prête à tout. Avec James, je suis sereine, il ne me laissera jamais tomber, il veille sur moi, sur nous. Il nous souhaite le meilleur, c’est évident.

L’amour me donne des ailes.

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Le meilleur reste à venir. C’est le moment d’y croire. J’avance les yeux fermés, je saute le pas.

Je vole vraiment.

 

ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #56

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Pour le dernier atelier d’écriture de Leiloona avant l’été, J’ai une surprise…

Un quatre mains avec Ludovic Lecomte, ami, musicien et écrivain chez Ella Editions, auteur d’un recueil de nouvelles « Partir, revenir, rester » et de deux romans merveilleux Aujourd’hui est un beau jour » et « Si par hasard » que je vous invite à découvrir si vous ne les avez pas déjà lus tous les trois.

Cette main tendue nous a permis de nous retrouver dans le plaisir d’écrire ensemble.

Voici notre texte, n’hésitez pas à y laisser un petit mot en commentaire en dessous…

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Comme chaque soir, elle passa la porte de l’appartement, jeta son sac sur le sol, retira ses chaussures sans les dénouer et se laissa tomber dans le fauteuil de lecture, le sien, qui porte la marque de son corps à force d’heures lovée à l’intérieur, pour suivre les aventures des héroïnes de papier. Elle ouvrit négligemment les deux premières enveloppes, factures et autres prospectus inintéressants. Elle avait repéré la dernière enveloppe, à l’adresse manuscrite, une écriture serrée et nerveuse qu’elle ne connaissait pas. A l’intérieur, une simple photo qu’elle prit d’abord pour une carte postale… mais qui n’en était pas une. Une vraie photo, argentique, sans mention aucune, ni date, ni mot… une simple main…
Une main d’homme, dans la force de l’âge, tendue vers l’horizon, vers les montagnes, vers le ciel rosé d’un petit matin plein de promesse. L’herbe mouillée devrait s’accrocher à ses bottes, mais la photo ne le montrait pas. Pas davantage son visage. Ni la nature qui l’entourait. Elle devinait pourtant son intention : Dans sa main d’homme sans âge, il protégeait de ses doigts et de son espoir une poignée de terre riche, gorgée de soleil, de vie, mais asséchée par une saison sans eau. Ses pieds n’étaient pas mouillés et la canicule qui devait sévir ne permettait plus de nourrir ses récoltes. Pourtant, dans son geste convaincu et fier, elle reconnaissait l’espoir d’un homme qui demandait à la nature de l’aider encore une fois. A moins qu’il ne s’adressa directement à elle. Mais qui était-il, et qu’aurait-elle bien pu faire ?
Elle déposa la photo sur la table, retourna l’enveloppe, y cherchant un nom, un signe, un cachet de la poste… mais ne trouva rien qui lui indique qui pouvait lui envoyer cette photo. Fatiguée, elle décida de ne pas se poser plus de questions, de ne pas chercher de messages. Le temps filant, elle oublia la photo, cachée sous le reste du courrier et quelques uns des romans de sa PAL.

Jusqu’à ce qu’une nouvelle lettre lui parvienne, elle aussi impossible à identifier. Elle ne contenait pas de photo cette fois, mais quelques mots manuscrits, de la même écriture serrée et nerveuse :

« Tu m’y rejoins? » 

Elle resta un moment silencieuse, les doigts crispés sur le papier, sans pouvoir le quitter des yeux, ni détendre son geste. Et si…
Mais, où, quand, pourquoi ? Qui la tutoyait ainsi avec tant d’évidence ?
Qu’est ce que ce « Y », symbole d’un lieu qu’elle aurait dû reconnaître sans réfléchir?
Et cette absence de signature, cet aveu de proximité avec un inconnu intime, se pouvait-il qu’il soit en vie ?
Tous ces signes troublants marquaient l’évidence.
Et si c’était lui ? Avait-elle besoin de douter davantage ? D’éviter d’y croire, de craindre un nouvel échec ?
Avait-elle le droit de rêver à ce possible là, après tout ce temps sans nouvelle ?
Même si l’adresse restait incertaine, l’écriture inconnue, l’expéditeur ne pouvait être que lui. Son insistance discrète n’aurait souffert aucun refus. Comment y résister? Que faire si elle se trompait et si cette invitation lointaine n’était pas de celui qu’elle espérait ?
Son fauteuil de lecture ne portait plus que la marque de son corps. Il supportait à présent le poids de ses regrets et la force de son espoir.
Pouvait-elle oser enfin ? Ses mains commençaient à trembler, tandis que son esprit partait déjà le rejoindre. Fallait-il oser libérer ses mouvements et l’y rejoindre complètement…

Elle se leva du fauteuil, pleine d’un élan nouveau, d’un espoir renaissant, saisit une chaise sur laquelle elle grimpa.
Sur le haut de l’armoire sa main fouilla à l’aveuglette. La boite n’avait pas bougé, seule la poussière et les années en cachait la teinte bleutée. À l’intérieur, elle y trouva la clé, la contempla lentement, se laissant submerger par la vague du souvenir qui montait.
Finalement elle l’enfouit au fond de sa poche, descendit de sa chaise, griffonna à la hâte à l’attention du voisin ces quelques mots :

« Je pars quelques jours, peux-tu nourrir le chat? »

qu’elle glisserait dans sa boîte aux lettres en passant, claqua la porte derrière elle, n’emportant rien que l’espoir de ne pas s’être trompée…

ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #55

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Je n’avais pas participé aux ateliers de Leiloona depuis Janvier. J’en avais envie depuis longtemps, mais je ne savais plus écrire comme cela. Cette photo a fini de m’inspirer.

En route !

Voici mon texte. N’hésitez pas à y laisser un petit mot en commentaire sur mon blog.

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Le bon vieux temps

Une route bien pavée, sans embouteillage, dégagée, heureusement.
Des arbres ombragent la départementale, une ligne droite, sans excès, vitesse limitée.
Tout est bien.
Le ciel est clair, le soleil ne se cache pas, il assume ses rayons que l’on ne craint pas. Pas encore. Pas de nuage, pas de pluie, pas de brume, pas d’ennuie, la vie est belle. Pour l’instant.
Tout va bien.
Dans ma petite voiture, nous avançons sereinement, avec insouciance et douceur; on aime la vie, tout simplement. La musique balance nos têtes, mes doigts pianotent le volant. Nous sommes seuls, des géants immortels, inébranlables, rois du monde, de la route et des tournants. Les yeux fermés, nous, on avance . Le chemin fonce, droit ou courbé, finalement il suffit de suivre le tracé.

Pas d’appui tête, manque un rétroviseur, pas de ceinture à l’arrière, pas de rehausseur, pas de téléphone, pas de wifi, pas de connexion, pas de GPS, pas de soucis. C’est un temps à mâchouiller une brindille en  sifflotant du Montant.
On part quand on part, on arrivera quand on pourra. On s’arrête pour le déjeuner, pour la nuit. On prend la route quand on veut, même si on a bu, on avance comme on peut. Tant que les yeux et les fenêtres restent ouverts on peut bien aller de l’avant.
Tout est bien.
On se perd, on s’engueule, on plie la carte, on la déplie, on fume dans la voiture, on enfume les enfants entassés à l’arrière, avec les bagages et le chien dedans. Le chat se promène à l’avant. Rien de déroutant, et pourtant.
Pas d’airbag, pas d’ABS, pas de contrôleur de vitesse, pas de radar automatique, on se fait flasher par les voitures bleues garées sur le bas côté : La vie est un jeu.
Ça le vaut bien.
Pas de panne électrique, pas de coyotte, moins de stress. Une petite coccinelle faite pour plaire, toute légère, une carrosserie si fine qu’on la plie en un rien.
Pleine de charme, toute en nostalgie.

Comme c’était bien.

Pas vraiment. La légèreté, c’est parfois pesant : Un lapin qui traverse, un rire d’enfant qui surprend, une carte mal pliée, un sursaut, et la coccinelle dans le fossé se retrouve froissée.

Finalement, tu vois, la carte postale est jolie, mais je préfère maintenant.

Ambre, une femme en France, Audio

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Ambre, ma fille a 14 ans cette semaine. Pour elle j’ai eu envie de reprendre ce texte, écrit pour un atelier de Leiloona dont voici le lien, Sur une photo de ©Marion Pluss, que j’aime énormément.

Nous devions écrire sur le sexisme.

Bonne écoute. N’hésitez pas à me laisser un commentaire si vous avez aimé ou pas.


Ambre, une femme en France

 

ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #54

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Bonjour ! Voici une jolie photo de Vincent Héquet chez Leiloona !

Evidemment elle ne pouvait que m’inspirer.

Voici mon texte. N’hésitez pas à y laisser un petit mot en commentaire sur mon blog.

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Légère, transparente, fondue, brumeuse : elle danse dans ce hangar, sautille, virevolte, et ne se cache plus. Personne ne la voit. Elle ne se voit pas non plus.

Un courant d’air pourrait vous surprendre. Oui. Comme une chaleur. Un souffle au cou, peut-être. Une douceur. Elle tourne sur son corps, laisse flotter ses cheveux, les bras grands ouverts, elle court à son destin, infini, lumineux.

Depuis des lustres qu’elle flotte là, sa silhouette s’élance dans la pièce, sans plus savoir pourquoi.

Ils sont bien venus la chercher. Ont essayé de le lui expliquer. mais elle n’entend pas. Pour l’instant, elle ne les voit même pas. Une vague rumeur peut-être, pas plus que cela. Elle veut danser ici sans raison, sans réponse aux pourquoi.

Un mauvais coup, un accident, une erreur bête, ça surprend. Elle ne sait pas qu’elle doit partir. Elle s’étire dans le hangar, sautille, virevolte, et ne se cache plus. Elle ne craint pas la vie. Il faut attendre que le temps soit venu pour elle de comprendre. De ne plus voler, de ne plus rester, mais d’avancer clairement vers une autre vie,  juste sa lumière, son âme légère et guérie.

Le temps n’est pas venu. Le temps n’existe pas. Le temps se prend, il ne se perd pas. Alors, laissons la danser dans ce hangar, sautiller, virevolter, être heureuse, et en paix.