Mes mots en argile (suite)

Galerie

Je vais probablement devoir me séparer de mes petites sculptures, en raison d’un réajustement financier nécessaire et urgent.. Alors si vous avez envie d’en avoir une (j’en ai déjà une de réservée), ou si vous souhaitez me commander une création, n’hésitez pas. Elle aura les défauts de ma sensibilité, mais sera faite avec passion ! contactez-moi en privé ou via messenger.

20170625_113020

Anne-Véronique Herter

Pour ceux qui me suivent et me connaissent un peu, vous le savez : j’explore l’argile pour raconter des histoires, depuis que la vie a posé un bout de terre entre mes mains et m’a proposé de le modeler.

J’ai modelé mes premiers mots dans un endroit reposant en novembre dernier, et je suis rentrée chez moi quelques semaines après, riche de cette découverte. Cela n’a pas été simple de me confronter de nouveau à la réalité. Et encore aujourd’hui, la réalité souvent m’effraie. Alors, je pose mes mains sur l’argile, je glisse mes doigts dans la terre, je la masse, la malaxe, la caresse et la forme. Je la laisse parler pour moi. Depuis que j’ai quitté cette maison retirée, et que je suis revenue ici, je réalise que j’ai beaucoup modelé.

Bien sûr la terre n’a pas la même qualité que celle de ma maison de repos, car…

View original post 130 mots de plus

ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #56

Par défaut

Pour le dernier atelier d’écriture de Leiloona avant l’été, J’ai une surprise…

Un quatre mains avec Ludovic Lecomte, ami, musicien et écrivain chez Ella Editions, auteur d’un recueil de nouvelles « Partir, revenir, rester » et de deux romans merveilleux Aujourd’hui est un beau jour » et « Si par hasard » que je vous invite à découvrir si vous ne les avez pas déjà lus tous les trois.

Cette main tendue nous a permis de nous retrouver dans le plaisir d’écrire ensemble.

Voici notre texte, n’hésitez pas à y laisser un petit mot en commentaire en dessous…

Pour voir tous les textes, c’est ici !


 

Comme chaque soir, elle passa la porte de l’appartement, jeta son sac sur le sol, retira ses chaussures sans les dénouer et se laissa tomber dans le fauteuil de lecture, le sien, qui porte la marque de son corps à force d’heures lovée à l’intérieur, pour suivre les aventures des héroïnes de papier. Elle ouvrit négligemment les deux premières enveloppes, factures et autres prospectus inintéressants. Elle avait repéré la dernière enveloppe, à l’adresse manuscrite, une écriture serrée et nerveuse qu’elle ne connaissait pas. A l’intérieur, une simple photo qu’elle prit d’abord pour une carte postale… mais qui n’en était pas une. Une vraie photo, argentique, sans mention aucune, ni date, ni mot… une simple main…
Une main d’homme, dans la force de l’âge, tendue vers l’horizon, vers les montagnes, vers le ciel rosé d’un petit matin plein de promesse. L’herbe mouillée devrait s’accrocher à ses bottes, mais la photo ne le montrait pas. Pas davantage son visage. Ni la nature qui l’entourait. Elle devinait pourtant son intention : Dans sa main d’homme sans âge, il protégeait de ses doigts et de son espoir une poignée de terre riche, gorgée de soleil, de vie, mais asséchée par une saison sans eau. Ses pieds n’étaient pas mouillés et la canicule qui devait sévir ne permettait plus de nourrir ses récoltes. Pourtant, dans son geste convaincu et fier, elle reconnaissait l’espoir d’un homme qui demandait à la nature de l’aider encore une fois. A moins qu’il ne s’adressa directement à elle. Mais qui était-il, et qu’aurait-elle bien pu faire ?
Elle déposa la photo sur la table, retourna l’enveloppe, y cherchant un nom, un signe, un cachet de la poste… mais ne trouva rien qui lui indique qui pouvait lui envoyer cette photo. Fatiguée, elle décida de ne pas se poser plus de questions, de ne pas chercher de messages. Le temps filant, elle oublia la photo, cachée sous le reste du courrier et quelques uns des romans de sa PAL.

Jusqu’à ce qu’une nouvelle lettre lui parvienne, elle aussi impossible à identifier. Elle ne contenait pas de photo cette fois, mais quelques mots manuscrits, de la même écriture serrée et nerveuse :

« Tu m’y rejoins? » 

Elle resta un moment silencieuse, les doigts crispés sur le papier, sans pouvoir le quitter des yeux, ni détendre son geste. Et si…
Mais, où, quand, pourquoi ? Qui la tutoyait ainsi avec tant d’évidence ?
Qu’est ce que ce « Y », symbole d’un lieu qu’elle aurait dû reconnaître sans réfléchir?
Et cette absence de signature, cet aveu de proximité avec un inconnu intime, se pouvait-il qu’il soit en vie ?
Tous ces signes troublants marquaient l’évidence.
Et si c’était lui ? Avait-elle besoin de douter davantage ? D’éviter d’y croire, de craindre un nouvel échec ?
Avait-elle le droit de rêver à ce possible là, après tout ce temps sans nouvelle ?
Même si l’adresse restait incertaine, l’écriture inconnue, l’expéditeur ne pouvait être que lui. Son insistance discrète n’aurait souffert aucun refus. Comment y résister? Que faire si elle se trompait et si cette invitation lointaine n’était pas de celui qu’elle espérait ?
Son fauteuil de lecture ne portait plus que la marque de son corps. Il supportait à présent le poids de ses regrets et la force de son espoir.
Pouvait-elle oser enfin ? Ses mains commençaient à trembler, tandis que son esprit partait déjà le rejoindre. Fallait-il oser libérer ses mouvements et l’y rejoindre complètement…

Elle se leva du fauteuil, pleine d’un élan nouveau, d’un espoir renaissant, saisit une chaise sur laquelle elle grimpa.
Sur le haut de l’armoire sa main fouilla à l’aveuglette. La boite n’avait pas bougé, seule la poussière et les années en cachait la teinte bleutée. À l’intérieur, elle y trouva la clé, la contempla lentement, se laissant submerger par la vague du souvenir qui montait.
Finalement elle l’enfouit au fond de sa poche, descendit de sa chaise, griffonna à la hâte à l’attention du voisin ces quelques mots :

« Je pars quelques jours, peux-tu nourrir le chat? »

qu’elle glisserait dans sa boîte aux lettres en passant, claqua la porte derrière elle, n’emportant rien que l’espoir de ne pas s’être trompée…

Mes mots en argile (suite)

Par défaut

Pour ceux qui me suivent et me connaissent un peu, vous le savez : j’explore l’argile pour raconter des histoires, depuis que la vie a posé un bout de terre entre mes mains et m’a proposé de le modeler.

J’ai modelé mes premiers mots dans un endroit reposant en novembre dernier, et je suis rentrée chez moi quelques semaines après, riche de cette découverte. Cela n’a pas été simple de me confronter de nouveau à la réalité. Et encore aujourd’hui, la réalité souvent m’effraie. Alors, je pose mes mains sur l’argile, je glisse mes doigts dans la terre, je la masse, la malaxe, la caresse et la forme. Je la laisse parler pour moi. Depuis que j’ai quitté cette maison retirée, et que je suis revenue ici, je réalise que j’ai beaucoup modelé.

Bien sûr la terre n’a pas la même qualité que celle de ma maison de repos, car ce n’est pas de l’argile à cuire au four, j’ai acheté des terres de plus ou moins bonnes qualités, qui se sculpte moins bien, qui sèche plus vite.

Tout n’est pas parfait. Rien n’est parfait. Tout est parfait.

Voici mon petit bilan d’une année scolaire, la tête sous l’eau, les pieds sur terre, les mains dans la terre.

Après la première série :

2016-12-07-11-17-38

Voici mes nouveaux mots, croisés sur les réseaux sociaux.

Je vous laisse comprendre l’histoire qu’ils racontent…

 

 

 

La seconde période complète :20170625_112705

de novembre 2016 à Juin 2017, voici tous mes mots en argile.

Je suis heureuse de pouvoir m’exprimer ainsi. Cela complète mon besoin d’écrire. Cette découverte fait partie des belles choses de cette année et il y en a eu. J’avais encore envie de les partager…

20170625_113020

ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK #55

Par défaut

Je n’avais pas participé aux ateliers de Leiloona depuis Janvier. J’en avais envie depuis longtemps, mais je ne savais plus écrire comme cela. Cette photo a fini de m’inspirer.

En route !

Voici mon texte. N’hésitez pas à y laisser un petit mot en commentaire sur mon blog.

Pour voir tous les textes, c’est ici !


Le bon vieux temps

Une route bien pavée, sans embouteillage, dégagée, heureusement.
Des arbres ombragent la départementale, une ligne droite, sans excès, vitesse limitée.
Tout est bien.
Le ciel est clair, le soleil ne se cache pas, il assume ses rayons que l’on ne craint pas. Pas encore. Pas de nuage, pas de pluie, pas de brume, pas d’ennuie, la vie est belle. Pour l’instant.
Tout va bien.
Dans ma petite voiture, nous avançons sereinement, avec insouciance et douceur; on aime la vie, tout simplement. La musique balance nos têtes, mes doigts pianotent le volant. Nous sommes seuls, des géants immortels, inébranlables, rois du monde, de la route et des tournants. Les yeux fermés, nous, on avance . Le chemin fonce, droit ou courbé, finalement il suffit de suivre le tracé.

Pas d’appui tête, manque un rétroviseur, pas de ceinture à l’arrière, pas de rehausseur, pas de téléphone, pas de wifi, pas de connexion, pas de GPS, pas de soucis. C’est un temps à mâchouiller une brindille en  sifflotant du Montant.
On part quand on part, on arrivera quand on pourra. On s’arrête pour le déjeuner, pour la nuit. On prend la route quand on veut, même si on a bu, on avance comme on peut. Tant que les yeux et les fenêtres restent ouverts on peut bien aller de l’avant.
Tout est bien.
On se perd, on s’engueule, on plie la carte, on la déplie, on fume dans la voiture, on enfume les enfants entassés à l’arrière, avec les bagages et le chien dedans. Le chat se promène à l’avant. Rien de déroutant, et pourtant.
Pas d’airbag, pas d’ABS, pas de contrôleur de vitesse, pas de radar automatique, on se fait flasher par les voitures bleues garées sur le bas côté : La vie est un jeu.
Ça le vaut bien.
Pas de panne électrique, pas de coyotte, moins de stress. Une petite coccinelle faite pour plaire, toute légère, une carrosserie si fine qu’on la plie en un rien.
Pleine de charme, toute en nostalgie.

Comme c’était bien.

Pas vraiment. La légèreté, c’est parfois pesant : Un lapin qui traverse, un rire d’enfant qui surprend, une carte mal pliée, un sursaut, et la coccinelle dans le fossé se retrouve froissée.

Finalement, tu vois, la carte postale est jolie, mais je préfère maintenant.

TU ES LA MEILLEURE ! grand oral, Audio

Par défaut

Aujourd’hui commencent les épreuves du bac. Etant une mère poule excessive et insupportable, j’ai écrit ce texte à l’occasion d’un des célèbres ateliers d’écriture de Leiloona sur son blog Bric à Book.

J’ai eu envie de vous le lire aujourd’hui, en hommage à nos chères petits anges qui nous supportent.

Pour une fois que je vous propose un texte plutôt amusant, faites-vous/moi plaisir, écoutez le et dites-moi ce que vous en pensez en commentaire sur cette page !

PS : La photo d’illustration est la seule que j’ai trouvée qui dirait « ouai super !  » indulgence…


 

Première répétition des « naufragés » Toan’co et Anne-Véronique Herter – Evénement ! Audio

Par défaut

La semaine dernière, j’ai participé à une journée appelée Fulgurance, organisée par Olivier Bas et coachée par Jérôme Attal, Au studio des Variétés à Paris.

L’idée étant de nous aider à comprendre comment raconter une histoire en chanson, marier une mélodie à des paroles qui restent en tête.

Je ne vous expliquerai pas la méthode de Jérôme au SDV, mais je vous encourage vivement à vivre cette journée. C’était magique.

Dans l’après midi, j’ai donc rencontré Antoine Cognet, avec qui je devais écrire ma première chanson.

Olivier, sachant que je n’avais jamais écrit ce type de texte, que je ne chante pas (enfin si, mais chez moi très fort et très mal) et que je ne joue pas d’instrument (à part du piano mais je ne peux rien faire du Claire de lune de Debussy ou de la Pavane de Fauré, je ne suis pas Gainsbourg), a eu l’instinct de me faire travailler avec Antoine, également appelé (Toan’co) un musicien charismatique et brillant, et habitué à écrire ses propres textes et ses propres musiques. Tout comme moi, il n’avait jamais écrit un texte à quatre mains.

Nous avions trois heures pour imaginer, construire et créer une chanson. Aiguillés par nos coachs, nous n’avons pas perdu de temps. Cette première collaboration a été un truc de fou. Antoine et moi nous sommes retrouvés dans les mêmes émotions, les mêmes envies, avec nos différences évidemment (le premier qui dit différence d’âge peut sortir). La magie vient peut être de là.

Il a vite trouvé la mélodie et, ensemble, nous avons construit cette histoire, que je vous raconte ici, avec son autorisation.

Il s’agit de l’enregistrement fait avec mon téléphone d’une des premières répétitions de la chanson finalisée. Donc nous ne sommes pas tout à fait au point (enfin lui si, écoutez sa voix…, mais pas moi, c’est la première fois que je « chantais/parlais » en musique. Indulgence mes amis). Et nous avions une dead line de trois heures. Avec plus de temps, elle sera plus abouti. J’aime la musique le texte, et le mélange de nos deux voix.

Je  pense qu’Antoine en fera quelque chose de formidable et qui sait, vous l’entendrez peut-être un jour ailleurs que sur mon blog ?

Après mes romans, mes textes courts, mes sculptures, mes textes lus, voilà que j’écris une chanson et que je fais un duo. Je me cherche on dirait. Celui qui me trouve…

Surtout dites-moi si vous aimez, dites-moi que vous aimez, et ne quittez pas des yeux et des oreilles Antoine Cognet (Toan’co) il est probable que je vous en parle encore jusqu’à ce que vous n’ayez plus besoin de moi pour en parler.

 

 

Prudence, amoureuse. Audio

Par défaut

Le 6 mai nous fêtons les Prudence. Bonne fête aux Prudence !  Non, je ne donnerai pas la météo, en revanche, je souhaite vous dévoiler un joli trait de ma Prudence. Lorsqu’elle aime et qu’elle est heureuse. Prudence, amoureuse…

couverture-et-4eme-prudence-rock