La vérité sur l’Affaire Harry Quebert

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de Joël Dicker

Présentation du roman par l’éditeur :

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Biographie de l’auteur :

Joël Dicker est un écrivain suisse de langue française. Il est né le 16 juin 1985 à Genève.
Il est diplômé de la Faculté de Droit de l’Université de Genève.

Un extrait, une phrase :

« Un nouveau livre, Marcus, c’est une nouvelle vie qui commence. C’est aussi un moment de grand altruisme : vous offrez, à qui veut bien la découvrir, une partie de vous. Certains adoreront, d’autres détesteront. Certains feront de vous une vedette, d’autres vous mépriseront. Certains seront jaloux, d’autres intéressés. Ce n’est pas pour eux que vous écrivez, Marcus. Mais pour tous ceux qui, dans leur quotidien, auront passé un bon moment grâce à Marcus Goldman. Vous me direz que ce n’est pas grand-chose, et pourtant, c’est déjà pas mal. Certains écrivains veulent changer la face du monde. mais qui peut vraiment changer la face du monde ? »

Ce que j’en pense :

Le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas en avance pour découvrir ce livre. Il est sorti en 2012, et je profite de l’été 2016 pour le lire. Je ne le regrette pas, c’était le bon moment. Et j’ai passé un bon moment. Mais je reste très légèrement déçue. J’avais entendu tellement de bien de ce livre (sans lire de chronique, juste du bouche à oreille) et avec les prix qu’il avait reçus, je m’étais naïvement dit qu’il devait être spécial.

En fait, il ne m’a pas bousculé.

Comprenez-moi bien : j’ai passé un moment vraiment agréable. L’histoire est bien faite, les personnages facilement identifiables, les images viennent rapidement.  Mais trop rapidement… Les protagonistes me paraissent clichés, la ville typique de l’est américain, l’ambiance, tout, j’étais chez moi. Ou plutôt non, j’étais chez Mary Higgins Clark. Même ambiance, même tout, la différence ?

Ici, l’héroïne n’est pas une américaine célibataire et libérée (mais un peu seule) de 30 ans, à un tournant de sa vie, grande longue et fine, qui se nourrit de thé et d’un petit gâteau sec quand elle a faim, ou qui parfois oublie de se nourrir la conne, qui serait avocate ou qui aurait une galerie d’art à New York. (Soyez indulgents, mes références MaryHigginsClarkiennes remontent à ma fin d’adolescence (il y a plus de 20 ans, ça va…), ses livres ont peut être changé de genre, depuis.)  Là, le héros est un bel écrivain. Célibataire, libre mais un peu seul, à un tournant de sa vie, beau gosse, sportif, qui se nourrit de café au bar du coin. Youpi. ça me parle.

Entendez-moi bien : donc j’ai beaucoup aimé. J’ai trouvé l’amitié entre Harry Quebert et Marcus Goldman très sympa, l’intrigue très bien ficelé, la petite Nola très attachiante, les rebondissements très rebondissants. Mais en fait trop. A la fin trop de rebondissements ne tuent-ils pas le dernier, celui qui compte vraiment ? (parce que si c’est le premier ou le deuxième qui compte, on s’épargne 400 pages sur 800)

Je ne sais pas.

Joël Dicker m’a perdue sur les dernières pages, j’ai fini par ne plus y croire. Et cela m’a déçue, car les 750 premières étaient très sympas. Mais à force de guetter l’inattendu, le lecteur n’attend plus rien.

Ce qui m’a aussi étonnée, c’est le style. Il a reçu quelques prix, je m’attendais à une écriture particulière. Or le style m’a paru plat. Joël Dicker sert son intrigue, son histoire, mais va à la facilité, et je n’ai pas trouvé de poésie, ni dans le choix des mots, ni dans certaines tournures, qu’il aurait pu intégrer lorsqu’il rédige le livre dans le livre… Vous comprendrez quand vous le lirez.

 

La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert m’a permis de passer un bon moment en vacances, je le retrouvais avec plaisir chaque jour. Joël Dicker est un magnifique raconteur d’histoire et j’aimerais avoir la moitié de son talent. Mais après en avoir tant entendu parlé, j’avoue que je ne comprends pas pourquoi on m’en a autant parlé.

Pour les trois derniers qui ne l’ont pas encore lu, lisez-le. Vraiment vous passerez un bon moment. Pour les autres qui l’ont lu et qui ont adoré, n’hésitez pas à me dire en commentaire pourquoi !

 

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6 réflexions sur “La vérité sur l’Affaire Harry Quebert

  1. Comme c’est drôle, je viens moi aussi de le terminer ce weekend. J’ai à peu près les mêmes impressions que toi quant au livre : je m’attendais à plus ou peut-être à trop je n’en sais rien.

    Je lis peu et mon livre précédent, « Temps glaciaires » de Fred Vargas m’avait complètement jeté par terre tellement je l’avais adoré. J’ai tout de même bien aimé.

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    • j’ai croisé 4 copains en pleine lecture de ce roman en même temps que moi cet été. Il n’a pas fini d’être lu et aimé ce roman ! moi aussi j’en attendais peut être trop. Mais je ne regrette pas, il a plein de qualité :) et forcément si tu t’es pris une claque avant avec un autre style de roman, c’est compliqué de passer après. A bientôt mon caribou

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  2. Manue Rêva

    Coucou !
    Je l’ai lu pendant les vacances de Pâques, dévoré plutôt jusqu’aux 50 dernières pages que j’ai moins appréciées … C’est tellement difficile de trouver une bonne fin que j’excuse l’auteur mais c’est vrai que du coup l’ouvrage perd une partie de sa séduction …
    Belle journée à toi !

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