ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK#18

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Voici ma 18ème participation  à l’atelier d’écriture de Bric à Book et une photo Originale de Leiloona Bric à Book, elle même !  Pour découvrir tous les textes, c’est ici !


Les nuages avancent.

Ils ne cachent en rien le bleu du ciel, mais annoncent d’un pas caressé, l’arrivée du printemps, des bateaux que l’on attend.

Douce lumière…

Le soleil pointe ses rayons sur ma peau. Ma bouche goutte au sel, piquant, relevé, excitant.Une brise, légère et joyeuse, s’engouffre par mon cou et caresse tout mon corps.

Mes yeux fermés détaillent les lignes du bonheur : Je savoure, je déguste, ton parfum dans mon air, que la brise de la mer amène jusqu’à moi.Ton bateau arrive. Dans quelques heures tu seras là.

Je me tiens cachée, derrière ce rocher. Pour ne pas faire peur à l’espoir,  qu’il ne change d’avis et me laisse loin de toi. Bientôt tu seras là, je t’imagine déjà : Debout à l’avant du trois mats, tu scrutes l’horizon, je sais que tu me vois.

Je suis confiante. Pourtant mon impatience appelle la tienne, nos émotions collées se répondent en échos,  et leurs cris se pourfendent en combats amoureux. Au-dessus de nos têtes, à l’endroit où se touchent nos âmes aimantés, un oiseau nous survole et t’indique le chemin.

La joie me chavire, mais toi : fais attention !  Ne précipite rien et trouve-moi cachée là, devant la chapelle qui surplombe la mer, où notre premier baiser fut échangé. Pêche-moi ici, où je me suis gardée, secrète, et emporte-moi loin, où le vent t’oubliera.

Que mon chant soit celui d’une sirène, mais terrienne,  puissante et charnelle, plus envoûtant encore que celui des sirènes, qui t’embarquent vers le large à chaque fois qu’elles t’appellent.

Ne t’en fais pas, bel oiseau, pour l’instant je te vois, je te garde rien qu’à moi. Mais bientôt, je te laisserai reprendre la mer, car c’est heureux que je t’aime.

Et je serai comblée des moments partagés, impatiente à nouveau de pouvoir, encore, et toujours, y goûter.


33 réflexions sur “ATELIER D’ECRITURE BRIC A BOOK#18

  1. Anne Véronique, ma sœur Anne Véronique, ne vois tu rien venir….. Moi je vois une plume qui glisse de manière poétique et sensuelle sur un doux papier couleur champ de blé et au parfum de sable. Dessus une histoire se dessine et danse sous tes yeux. Impatience et tendresse

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  2. Ludo

    Quelle poesie dans ton ecriture ce matin!!!! J’aime beaucoup, c’est tres musical, il y a beaucoup de jeux sur les sonorités, ca se chante presque, les images poétiques sont fortes et tellement jolies… J’adore!!!!

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  3. J’aime l’espoir, les rêves, et tout ce qui s’en approche :
    Quand je perds quelque chose ou quelqu’un que j’ai espéré , avant que de le perdre, (peut être même avant que de l’avoir), j’ai vécu tous mes rêves à son sujet.
    Alors, même si je le perd, il ne m’en reste jamais « rien ».
    Il en reste toujours quelque chose de bon.

    merci trezJosette :)

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