COMME DANS STAR WARS, après l’épisode 6 retour à l’épisode 1…

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J’ai créé ce blog il y a quelques semaines. Pour rassembler l’histoire de Zou ! et pour participer aux ateliers d’écriture de Leiloona, principalement.

Ma première participation sur ce blog date du 9 novembre 2014. Mais j’avais écrit quelques textes avant. Aussi, parceque je les aime, parce qu’avec cet atelier, Leiloona me permet de travailler mon écriture, certains styles, et que j’adore ça, je souhaite mettre ici mes toutes premières participations à l’atelier d’écriture de Leiloona BricaBook.

Comme dans Star War, je termine l’année avec les textes les plus anciens.

Ce sera mon petit bilan à moi. Bon réveillon et à l’année prochaine !

I/ Ma toute première publication fut pour une photo d’antoine vitek, fin septembre, et j’avais arrêté de fumer 4 jours avant… tout un symbole…

En apesanteur (Atelier d’écriture) | Bric à Book

Une volute de fumée danse tout autour de moi, accompagne mes pensées, elle est née de mes doigts. Mes poumons la façonnent et ma bouche lui donne vie. Cet instant suspendu arrête le temps ici. Le travail, les ennuis, les angoisses et le stress Devront attendre là que cette pause cesse, Pour reprendre la main et combler nos devoirs. Rien d’autre ne compte plus que cette fumée noire… Quand je crée ce moment, je suis seule et je pense. Je la regarde bouger ; elle est belle et intense. Parfois claire, parfois sombre, elle se cambre et ondule, Je la fixe, elle me toise, et là je capitule. Rien ne peut faire cesser ces instants de partage. Je lui donne ma santé, mes détentes et mon âge Elle me donne son emprise, son odeur, son carnage… Une volute de fumée danse tout autour de moi. Je la regarde mourir, en souriant, comme ça. Mais si la même est morte souvent, entre mes doigts, Pour le dernier combat, c’est elle qui me tuera.

II/ Ma deuxième participation

© Kot

Si je cours plus vite, je peux les rattraper. Ils sont à quelques pas de moi, mais ils ne me voient pas. Ils sont bien occupés avec leurs affaires de grands : Leurs manifestations, leurs rassemblements. Mais eux, ils ne jouent plus. Ils sont bien trop sérieux pour cela.

Ma maman m’a dit de rester à la maison, que dehors c’est dangereux. Mais c’est dangereux pourquoi ? Quand ils ne sont pas contents, les grands deviennent violents ? Pourtant, maman me gronde si je lui dis non ou si je me fâche avec ma sœur. Même si elle a tort et que j’ai raison. Elle veut que l’on soit toujours d’accord avec Manon.
Et puis, les grands nous punissent si on se bat à la récré.  A l’école, on doit rester 2 par 2. On doit suivre les règles,  être comme les autres, avoir des bonnes notes, ne pas salir nos vêtements. Faire pareil, ne pas être différent, rentrer dans le rang.
Je veux bien, mais je les vois et je ne comprends pas. Si les grands ont le droit, pourquoi pas moi ? Je dois les rattraper pour voir ce qu’ils ont à cacher. Ils crient non, mais non  à quoi, je ne sais pas.
Si je me dépêche, maman ne verra pas que j’ai ouvert la porte doucement, que j’ai dit chut Manon et promis un bonbon. J’ai descendu les escaliers, maintenant je cours dans la rue. Je regarde. Il n’y a pas d’autres enfants. Que des grands. Et ils s’en vont. Ils sont partis. Je reste seul et je n’ai rien compris.
Je n’ai pas pris mon manteau, il commence à faire  froid. Mais sois tranquille maman, je ne me tacherai pas…
Les murs salis, les barreaux aux fenêtres, un trottoir gris. Je serre mes poings et je réfléchis. Maman doit avoir raison. Le monde des grands n’est pas très joli.
Mais alors, dans une vie, à quel moment on oublie tout ce que nos mamans nous ont appris ?

III/ Ma Troisième fois…

A cet instant précis,  leurs regards se croisent.  Alors qu’elle dévisage son allure, lui, plonge dans son âme.

Elle reste là, figée, impassible, droite et crispée, lui offrant son plus beau sourire, son meilleur profil, les mains croisées sur ses genoux, ses lèvres mordillées pour les rendre plus rouges et pulpeuses. Le port de tête au plus haut, les yeux grands ouverts, les joues mordues de l’intérieur, elle se sait irrésistible.
Avant de se laisser faire et de lui confier son apparence, elle s’est recoiffée, a demandé à sa moitié si elle était jolie, ce qu’il a évidemment validé,  avant de la confier à « l’artiste », ravi de repartir au marché du dimanche, tranquillement et sereinement, pour une fois…

Elle est là, sur son tabouret, et le regarde, indécise. Va-t-il la rendre aussi jolie qu’elle ne l’est ?
Va-t-il lui rendre l’hommage auquel elle a droit ? Mais le temps est long sans bouger. Comme une photographie. Infini, ennui, compter les nuages, les poils gris dans sa barbe, et fixer les gens qui la regardent et qui regardent le portrait se façonner petit à petit…
Pourquoi porte-t-il ce béret, que cache-t-il dessous ? Une calvitie ? La pluie a souvent dû tomber sur son imper pour qu’il soit si usé, si délavé…
Elle le voit. Vieux comme son grand-père, mais plus sale.
Un artiste sans le sous comme il en existe tant, qui propose des portraits sur les marchés de Paris pour un petit billet. Elle offre à cet homme son vin rouge village, c’est certain.

Et lui la regarde, tout en boucle, en rose, en lisse et superficialité. Il regarde  la poupée qui se tient devant lui, arrogante et puante. Pourtant, il ne la voit pas tout à fait comme cela.
Il voit la petite princesse de son papa, la crainte de sa mère de ne pas la voir devenir la « reine du bal ».
Il reconnait l’ignorance de sa famille, la peur face à la différence, les œillères, la superficialité. Il la regarde dans les yeux, aperçoit son âme, et prend pitié.
Parce que si son imper est usé, si sa barbe est mal coupée,  si son regard est ridé, la flamme qui nourrit son regard est vibrante et vivante et il sait qu’il ne sert à rien de ne peindre que la réalité, la vraie, celle qui ne se voit pas d’un seul regard, celle qui passe les illusions.
Alors il prend du rouge, du jaune, du vert, et du bleu, il explose les couleurs, les pinceaux se jettent sur la feuille, reviennent, repartent, attaquent le papier ou le caressent, le façonnent.
Dans le regard de la jeune fille, il y voit du feu, de la vie, des espoirs, et des illusions. Il peint le portrait d’une petite idiote avec  toute la compassion que l’on peut avoir pour une jeune femme, qui croit encore que le monde lui appartient. Lui qui a vécu, aimé, mordu, cru en sa propre arrogance, au pouvoir de son talent et en un avenir prometteur, aujourd’hui, au soir de sa vie, il ne peut la détester. Juste la plaindre pour ses futurs  matins douloureux : Quand sa beauté fanera, quand son mari la trompera, quand une autre sera la reine du bal et qu’au milieu de tout cela, ses valeurs n’auront plus de poids.

Alors il peint le portrait qu’elle attend. Il n’en tirera qu’une pièce, à peine un sourire, et la satisfaction d’avoir aidé une jeune fille perdue à croire en son pouvoir. Juste un instant.

IV/ Ma Quatrième et dernière participation avant le blog…

Le Tatoué

© Kot

Mon corps te parle, mais ne te dit plus rien. Mes gestes se forment mais ne t’expriment rien.

Je te suis, je te regarde… tu ne me vois pas ? Mais je suis là… Juste derrière toi… A deux pas…

Et cet homme, là, serré tout contre toi…  Je voudrai le serrer, lui aussi…Fort de ma colère, avec mes poings.

Il te tient par le bras pour que tu ne t’envoles pas.

Mais il te manipule ! Ta liberté, il te la vole, tu ne le vois pas ?

Pourtant, moi, ta vie, je ne la tenais pas. Je te laissais voler, ma belle… Tu ne t’en souviens pas ?

Et Je le vois, là, tellement près de toi… En respirant ton odeur, par petite bouffée, c’est mon oxygène qu’il m’arrache…

Je suis derrière toi, et tu ne le sens pas. Je n’ai plus d’odeur. Je ne suis plus rien.

Il doit savoir que je ne suis pas loin : Votre cadence s’accélère. Son pas plus vif, vos enjambées plus grandes… Par l’élan de ses bras, tu voles pour m’échapper.

Mais cet élan ne vient pas de toi. Lui, te porte, mais toi tu ne veux pas. N’est-ce pas ? N’est-ce pas que ce n’est pas toi ?

Tu ne peux pas vouloir me quitter… nous déchirer…nous oublier…  nous renoncer…

Tu ne peux pas. C’est lui tout ça, ce n’est pas toi.

Je me souviens de tes yeux dans les miens, de tes sourires et de tes rêves.

Je me souviens de ta peau, de ton odeur, de ton goût, je me souviens de tout.

Un trait dessus, ça ne se peut pas.

Alors, ne te retourne pas ma douce, ne te retourne pas.

Tu verrais dans mon regard que ton amour est derrière toi.

Pourtant  JE NE SUIS PAS UN PREDATEUR !

Je voulais que l’instinct te pousse à m’aimer. Mais l’instant te pousse à me craindre.

Sans toi, je ne me comprends plus.

J’oublie pourquoi, j’oublie comment, je marche droit devant. Je marche droit vers toi.

Alors je me défie, je me crie, je me troue, je me marque.

Je grave sur mon corps, pour ne pas l’oublier, tout ce que, pour toi, j’étais.

Regarde-moi, ma douce, regarde la vie que je t’offre, elle est écrite sur mon corps,  troué dans mon cœur, soudé à mon âme : la liberté, ses arabesques, un oiseau qui s’envole et les ailes d’un ange.

Ce sont tes ailes, mon ange. Tu ne les reconnais pas ? Regarde-moi…

Puisque tu n’entends plus mon cœur battre et te parler, s’il te plait, lis sur ma peau ce que mon amour peut te donner …

Et aujourd’hui en noir et blanc, si tu rejoins mon paradis bel oiseau, les couleurs de cette image, c’est ensemble que nous les imprimerons.

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